Média
10 juin 2014

Entreprises et territoires, le couple qui relancera la croissance

Le colloque l’Industrie, notre avenir, organisé entre les 3 et 10 juin, a voulu redonner toute sa place à l’industrie dans l’économie du 21e siècle, mais soulignait le nécessaire besoin français d’innovation. Une réindustrialisation tournée vers l’avenir, qui ne se fera pas sans un rapprochement entre entreprises et territoires, selon Antoine Frérot.



Président de la Commission Entreprises et territoires du think tank l’Institut de l’Entreprise, Antoine Frérot a contribué à la rédaction du rapport publié en octobre 2013, « Entreprises et territoires : pour en finir avec l’ignorance mutuelle ».

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À ce titre et au regard des conclusions du rapport, Antoine Frérot est donc revenu, le 7 juin, sur la richesse des relations entre un territoire et une entreprise, « condition de leur réussite respective », à l’occasion du colloque « L’Industrie, notre avenir », à Cerisy-la-Salle (50).

À ses yeux, aucun doute, « la désindustrialisation de la France est  un signe patent de la "dé-territorialisation" d’une partie de l’économie ».
 

De « l’aimable indifférence » à la « réussite partagée »

Pourtant, à « l’ignorance mutuelle », « une aimable indifférence » au mieux, qui s’est parfois installée entre les entreprises et leurs territoires, il faut absolument substituer une relation stratégique, et redécouvrir « la force de la proximité », a averti le Président-directeur général de Veolia.

Car, cette « communauté de destin » a bel et bien une valeur. Permettre aux pôles économiques locaux d’ « atteindre les tailles et les niveaux de spécialisation suffisants pour être compétitifs et prendre une bonne place dans la mondialisation » par exemple, ou encore « mettre en place des collaborations inventives et pragmatiques pour imaginer, concevoir et tester de nouvelles offres ».

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Pour accéder à cette « réussite partagée des territoires et des entreprises », 15 propositions ont été établies par l’Institut de l’entreprise. Et Antoine Frérot s’en est fait le porte-parole.

Parmi elles, une mission renouvelée des élus locaux : « il est essentiel qu’au-delà de leur rôle traditionnel d’aménageurs, ils deviennent des catalyseurs de projets de territoire, structurés et autour d’objectifs économiques prioritaires, orientés vers la conquête de marchés », a-t-il avancé.

Les entreprises, elles, doivent mener « une politique territoriale », en activant, notamment, « toutes les sources de compétitivité présentes sur les territoires ». Antoine Frérot imagine ainsi « la construction d’offres intégrées, ou des alliances stratégiques renforçant la force de frappe des entreprises françaises, les conditions propices à une "chasse en meute" à l’international ».