Média
1 août 2013

Le démantèlement d'avions de ligne

Avec 7 000 gros porteurs qui arriveront en fin de vie dans les 20 prochaines années, le démantèlement d'avions de ligne est un marché en pleine expansion. Avec Bartin Recycling Group, Veolia possède l'expertise nécessaire pour ce nouveau défi.

Après avoir récupéré certaines pièces détachées, la découpe et le broyage permettent de recycler près de 147 tonnes de matière première : 85 % alliage aluminium, 10 % d'acier, 3 % de titane et 2% de cuivre.

Contrairement à la législation américaine qui autorise leur mise en dépôt dans d'immense parking, la réglementation européenne oblige les constructeurs et compagnies aériennes à recycler leurs avions. Avec plus de 7 000 gros porteurs qui arriveront en fin de vie dans les 20 prochaines années, le recyclage aéronautique passe du statut de niche à celui de marché porteur.

Bartin Recycling Group, filiale de Veolia Environnement, a décidé de prendre les devants et de créer, en partenariat avec Europe Aviation, la première plate-forme européenne « agréée », soumise au contrôle des installations classées pour la protection de l'environnement sur l'aéroport de Chateauroux-Déols (France), certifié ISO 14001 depuis janvier 2008. La plate-forme de 15 000 mètres carrés composée d'une dalle de béton qui repose sur une membrane étanche permet de travailler sur deux avions gros porteurs en même temps.

Si la technique et les process de recyclage des avions est aujourd'hui parfaitement maîtrisée, le problème, et de taille, est d'assurer le transfert avions sur le lieu de leur démantèlement. Pour ceux encore en état de fonctionnement, leur dernier vol les mène à bon port, mais pour les autres le prix du transport augmente le coût de démantèlement et freine l'essor du marché.

Il faut six semaines et 3 personnes pour démanteler un gros porteur. Après avoir récupéré certaines pièces détachées, comme les moteurs ou les fauteuils, assuré la dépollution des éléments polluants (kérosène, batteries, huiles...), et extrait 30% du poids de l'appareil en caoutchouc, plastique, bois et verre, la découpe et le broyage permettent de recycler près de 147 tonnes de matière première : 85 % alliage aluminium (enveloppe), 10 % d'acier (train, commandes), 3 % de titane (pièce maîtresse) et 2 % de cuivre (électricité).
Ces « matières premières secondaires » sont ensuite revendues et réintègrent le circuit industriel traditionnel. A titre de comparaison, un avion recyclé permet de fabriquer 5 176 470 canettes de soda.