Média
22 avril 2013

Le plus grand toit photovoltaïque du monde

C'est à Saragosse, en Espagne, sur le toit d'une usine General Motors, que se trouve la plus grande centrale photovoltaïque sur toiture du monde. Signée Veolia, elle arbore 10 mégawatts de puissance, 320 000 m2 de toiture et 85 000 panneaux installés.Avec 15.1 millions de KWh produit par an, soit l'alimentation en électricité de 4 600 foyers, la centrale permet de réduire les émissions de CO² de 6 700 tonnes par an.

Le projet démarre en 2007. Déjà, les prix de l'énergie explosent et le changement climatique s'impose à tous. L'avenir se voit alors différemment, loin des énergies fossiles. C'est ainsi que Veolia Environnement, General Motors Europe, le développeur Clairvoyant Energy et le gouvernement autonome d'Aragon passent ensemble un accord pour construire une centrale photovoltaïque, située sur le toit de l'usine de General Motors.

La plus grande installation solaire au monde

L'opération nécessite d'importants investissements. Sans les subventions du gouvernement espagnol, rien n'aurait été possible. L'idée est simple : faire venir, par bateau, des cellules photovoltaïques légères, tellement fines que l'on peut les enrouler. Une opération peu coûteuse en énergie. Arrivées à Saragosse les cellules sont montées sur le toit, où elles sont déroulées et collées à l'aide de bandes Velcro, et le tour est joué. Ou presque. Quelques branchements, une vingtaine d'ondulateurs, autant de transformateurs et l'électricité peut être envoyée vers le réseau pour alimenter les villes de Castille ou d'Aragon.
Pour General Motors, l'initiative est avant tout symbolique, même si le constructeur automobile se voit verser un loyer pour la mise à disposition d'un actif dormant, son toit. Il s'agit surtout pour lui de mettre en avant les efforts réalisés pour protéger la planète.
Pour Veolia, l'opérateur, l'enjeu est de taille. Outre les sommes reversées par le réseau électrique espagnol, c'est avant tout un pari sur l'avenir. Pour que ce type de centrale soit rentable, il faut réaliser de sérieuses économies d'échelle et qu'un marché existe. Cela semble le cas.
Dès la fin du chantier de Saragosse, de nombreux clients possédant des surfaces d'usine disponibles ont pris contact avec Veolia, afin d'étudier la faisabilité du projet.
Une avancée, car selon Christine Hanon, directrice du projet de Saragosse : « En France, en 2015, le prix des énergies fossiles pourrait dépasser celui des énergies solaires. »