Média

Résultats annuels 2013

27 février 2014
Résultats annuels 2013
PDF - 197.84 KB
  • Des résultats en constante amélioration durant l'exercice :
  • Stabilisation au cours des trimestres de l'évolution du chiffre d'affaires à périmètre et change constants.
  • Réductions de coûts supérieures à l'objectif.
  • Nette amélioration de la variation de la capacité d'autofinancement opérationnelle en fin d'année, avec un T4 stabilisé à périmètre et change constants et en hausse de 2,5% hors charges de restructuration. Sur l'ensemble de l'année, -4,1% à périmètre et change constants et -1,7% hors charges de restructuration.
  • Résultat opérationnel récurrent en hausse de 16,9% à 922 M€, à change constant.
  • Résultat net récurrent part du groupe de 223 M€ contre 58 M€ en 2012.
  • Résultat net part du groupe de -135 M€ sous l'effet de charges non récurrentes.
  • Perspectives
  • Pour 20143, Veolia Environnement vise les objectifs suivants :
  • Une croissance de son chiffre d'affaires.
  • Une croissance de l'ordre de 10% de sa capacité d'autofinancement opérationnelle et une croissance significative de son résultat opérationnel récurrent et de son résultat net part du groupe récurrent.
  • Proposition d'un dividende de 0,70€ par action au titre de l'exercice 2014 payable en 20152.
  • Objectifs du plan à horizon 2015 confirmés.A hypothèses de change actuelles
     
L'amélioration des performances au cours de l'exercice reflète les effets positifs du plan de transformation de Veolia Environnement. Tous les objectifs que nous nous sommes fixés en 2013 ont été atteints, et pour certains même dépassés, ce qui nous permet d'aborder la deuxième phase de notre plan stratégique avec une confiance renforcée. L'exercice 2014 marquera le retour à la croissance de nos résultats et nous permet d'annoncer des objectifs3 pour 2014 : croissance des ventes, hausse de la capacité de financement opérationnelle de l'ordre de 10% et appréciation significative de notre résultat opérationnel et de notre résultat net part du groupe récurrents. Veolia est donc bien sur une trajectoire de croissance rentable et durable.
Antoine Frérot
Président-Directeur général du Groupe
 
[1] La clôture de l'exercice 2013 est marquée par l'application anticipée des normes IFRS 10, 11 et 12 à compter du 1er janvier 2013. L'application de ces normes a un impact significatif sur la présentation des Etats financiers consolidés puisque les co-entreprises détenues par le Groupe, auparavant consolidées en intégration proportionnelle sont dorénavant mises en équivalence. Le Groupe a ainsi procédé à un retraitement des comptes au 31 décembre 2012. Par ailleurs pour assurer la comparabilité des exercices les comptes 2012 ont été retraités des cessions en cours ou réalisées : voir page 19 de ce communiqué de presse
[2] Au regard du déroulement du plan de transformation, il sera proposé de verser un dividende de 0,70€ par action au titre de l'exercice 2014, payable en 2015.
[3] A hypothèses de change actuelles

 
  • Chiffres clés de l'exercice 20134
Chiffre d'affaires : 22,3 Mds€ 
Capacité d'Autofinancement Opérationnelle :1 796M€ 
Résultat opérationnel récurrent : 922 M€
Résultat net récurrent part du groupe : 223 M€
Résultat net part du groupe : -135 M€
Effet net cumulé des économies de 178 M€ 
Cessions : 1 253 M€
Endettement financier net : 8,2 Mds€
Endettement financier net ajusté : 5,5 Mds€
Levier EFN ajusté : 2,5x
  • Chiffre d'affaires de 22 315 M€ contre 23 239 M€ au 31 décembre 2012 retraité
Eau : 10 222 M€, en retrait de 2,2% à pé rimètre et change constants
  • Retour de la croissance organique dans l'Exploitation : indexation favorable (+2,2%) mais ralentissement ponctuel de la partie travaux dans certains contrats, baisse des volumes (-1,5%) et érosion contractuelle en France. Bonne performance des opérations en Europe Centrale et Orientale et des contrats industriels aux Etats-Unis.
  • Technologies et Réseaux (-7,5% à périmètre et change constants) : achèvement de contrats Design & Build à l'international et effet climat défavorable en France mais rebond des prises de commandes, en hausse de 32% à 3,3 Mds€.
Propreté : 8 076 M€, en repli de -1,5% à périmètre et change constants, mais stabilité au deuxième semestre en dépit d'un effet de base défavorable au T4
  • Amélioration des effets prix des matières recyclées au deuxième semestre, même s'ils demeurent en baisse sur l'année complète. Volumes toujours en recul.
  • Effet volumes / niveau d'activité de -1,1% sur l'exercice.
Services à l'Energie : 3 756 M€, -1,1% à périmètre et change constants
  • Hausse des prix des énergies et effet climat favorable absorbée par l'arrêt des cogénérations gaz en France.
  • Capacité d'autofinancement opérationnelle de 1 796M€ contre 1 919 M€ au 31 décembre 2012 retraité en baisse de 2,4% à change constant hors charge de restructuration et en amélioration sur la fin de l'exercice.
  • Eau : en progression de 1,1% à change constant dans l'Exploitation. Retrait dans l'activité Technologies et Réseaux dû à la dégradation de la marge sur le contrat de Hong Kong et à la baisse de l'activité. Au total la capacité d'autofinancement décroît légèrement à -1,6% à change constant.
  • Propreté : baisse de 4,6% à change constant dont -1,5 % lié aux évolutions depérimètre et -2,0% dû à la baisse des prix et des volumes des matières recyclées. Stabilisation depuis le deuxième trimestre.
  • Energie : Baisse de 5,9% à change constant liée à l'arrêt des cogénérations au gaz en France.
  • Forte progression du résultat opérationnel récurrent : 922 M€ contre 798 M€ au 31 décembre 2012 retraité, soit +16,9 % à change constant.
  • Bonne contribution des co-entreprises et entreprises associées, principalement grâce à Dalkia International, intégrant en 2012, un effet net de 65 M€ des dépréciations de créances et de charges à payer en Italie.
  • Effet favorable du Plan de réduction de coûts, net des coûts de mise en œuvre
  • Effet positif de la fermeture du régime de retraite spécifique des cadres dirigeants.
  • Résultat net récurrent part du groupe : 223 M€ contre 58 M€ au 31 décembre 2012 retraité
  • Le résultat net récurrent part du groupe bénéficie de la forte hausse du résultat opérationnel récurrent.
  • Le résultat net part du groupe s'établit à -135 M€ contre 404 M€ en 2012, du fait de la dépréciation du goodwill de la Propreté en Allemagne, à hauteur de 150 M€, des charges de restructuration pour 141 M€ dont les plans de départs de VE SA et de l'Eau en France et des coûts de rachats anticipés d'emprunts obligataires pour 73 M€. L'activité Transport a une contribution de -51 M€, essentiellement due à la SNCM. Au 31 décembre 2012 retraité,le résultat net part du groupe comprenait les plus-values de cession de l'activité Eau régulée au Royaume-Uni et des déchets Solides aux Etats-Unis pour respectivement 233,3 M€ et 208,4 M€.
  • Le recentrage du Groupe s'est poursuivi à un rythme soutenu en 2013
  • 1 253 M€ de cessions d'actifs, dont la participation de 25% dans les Eaux de Berlin
  • La sortie progressive de Transdev n'a pu se concrétiser du fait de la situation de la SNCM. Veolia et la Caisse des Dépôts ont par ailleurs chacun converti 280 M€ de prêts au bénéfice de leur filiale.
  • Endettement financier net en forte baisse : 8,2 Mds€ au 31 décembre 2013 contre 10,8 Mds€ au 31 décembre 2012 retraité.
L'endettement financier net ajusté s'établit à 5,5 Mds€ contre 7,8 Mds€ au 31 décembre 2012 retraité.
  • Dividende de 0,70€ au titre de l'exercice 2013 ainsi que pour l'exercice 2014.
Le Conseil d'Administration proposera à l'Assemblée Générale du 24 avril 2014le versement d'un dividende de 0,70€ par action au titre de l'exercice 2013, payable en numéraire ou en actions Veolia Environnement. Les actions nouvelles seront émises à un prix égal à 95% de la moyenne des premiers cours cotés sur le marché réglementé d'Euronext Paris lors des vingt séances de bourse précédant le jour de l'Assemblée Générale diminuée du montant du dividende. La date de négociation ex-dividende est fixée au 30 avril 2014. La période d'option durant laquelle les actionnaires pourront opter pour un paiement des dividendes en espèces ou en actions commencera le 30 avril et s'achèvera le 16 mai 2014. Les dividendes 2013 seront versés en actions ou en espèces, selon le cas, à partir du 28 mai 2014.
 
  • Avertissement important
Veolia Environnement est une société cotée au NYSE et à Euronext Paris et le présent document de presse contient des « déclarations prospectives » (forward-looking statements) au sens des dispositions du U.S. Private Securities Litigation Reform Act de 1995. Ces déclarations ne sont pas des garanties quant à la performance future de la Société. Les résultats effectifs peuvent être très différents des déclarations prospectives en raison d'un certain nombre de risques et d'incertitudes, dont la plupart sont hors de notre contrôle, et notamment : les risques liés au développement des activités de Veolia Environnement dans des secteurs très concurrentiels qui nécessitent d'importantes ressources humaines et financières, le risque que des changements dans le prix de l'énergie et le niveau des taxes puissent réduire les bénéfices de Veolia Environnement, le risque que les autorités publiques puissent résilier ou modifier certains des contrats conclus avec Veolia Environnement, le risque que les acquisitions ne produisent pas les bénéfices que Veolia Environnement espère réaliser, les risques liés aux termes et conditions figurant habituellement dans les accords de cession, le risque que le respect des lois environnementales puisse devenir encore plus coûteux à l'avenir, le risque que des fluctuations des taux de change aient une influence négative sur la situation financière de Veolia Environnement telle que reflétée dans ses états financiers avec pour résultat une baisse du cours des actions de Veolia Environnement, le risque que Veolia Environnement puisse voir sa responsabilité environnementale engagée en raison de ses activités passées, présentes et futures, de même que les risques décrits dans les documents déposés par Veolia Environnement auprès de la U.S. Securities and Exchange Commission. Veolia Environnement n'a pas l'obligation ni ne prend l'engagement de mettre à jour ou réviser les déclarations prospectives. Les investisseurs et les détenteurs de valeurs mobilières peuvent obtenir gratuitement auprès de Veolia Environnement copie des documents enregistrés par Veolia Environnement auprès de la U.S. Securities and Exchange Commission.
 
  • Résultats au 31 décembre 20135
Dans un contexte économique encore incertain, le Groupe a mis en œuvre la deuxième année de son plan de transformation au travers :
  • d'une nouvelle organisation géographique mise en place à compter de juillet 2013 ;
  • du programme de réduction de coûts ;
  • de la poursuite du recentrage et des cessions d'actifs et ;
  • de la baisse de l'endettement financier net.
Plan de transformation de l'organisation et réduction des coûts
Le 8 juillet 2013, dans le cadre de la transformation de Veolia Environnement, la nouvelle organisation du Groupe a été annoncée. Elle s'inscrit pleinement dans la stratégie mise en œuvre depuis deux ans, visant à faire de Veolia Environnement « l'Industriel de l'Environnement » grâce à son expertise des problématiques environnementales d'ampleur dans l'Eau, la Propreté et les Services à l'Energie.
Cette nouvelle organisation repose sur deux avancées majeures : l'intégration des activités Eau et Propreté par pays sous l'autorité d'un dirigeant unique et la création de deux nouvelles directions fonctionnelles, l'une dédiée à l'Innovation et aux Marchés, l'autre à la Technique et la Performance.
A l'exception des activités intégrées mondialement, les activités sont désormais intégrées au sein de chaque pays, avec des directeurs pays en charge conjointement des activités Eau et Propreté. Le pilotage intégré et direct du Groupe, assuré par le Directeur des Opérations, est organisé en regroupements de pays, ces derniers représentant l'échelon primaire d'allocation des ressources.
Dalkia International, filiale de Veolia Environnement et EDF conserve son organisation actuelle mais a vocation à intégrer le même schéma organisationnel à terme.
Une organisation spécifique regroupe les entreprises de spécialité mondiale, dont les marchés sont largement globalisés.
La composition du Comité de Direction et du Comité Exécutif de Veolia Environnement a été revue pour mieux refléter cette organisation géographique, et privilégier le développement de synergies par pays.
L'annonce de la réorganisation de la structure du Groupe ne modifie, ni les modalités de suivi de la performance, ni l'allocation des ressources pour l'année en cours et n'a donc pas d'impact sur la présentation de l'information sectorielle en 2013.
La mise en œuvre de la réorganisation du Groupe conduira ce dernier à adapter, à compter de 2014, les données communiquées au titre de l'information sectorielle pour refléter les performances du Groupe telles que revues par le principal décisionnaire opérationnel.
Par ailleurs, au-delà du plan annuel de productivité opérationnelle, l'objectif de réductions de coûts nets (Convergence) a été porté en mai 2013 de 470 millions d'euros à 750 millions d'euros à horizon 2015 par rapport à 2011. Cette augmentation de 280 millions d'euros se décline de la façon suivante : 70 millions d'euros au titre du renforcement des efforts de mutualisation et rationalisation des systèmes d'information, 100 millions d'euros au titre des achats et 110 millions d'euros à travers des projets d'efficacité dans les métiers et les sièges.
Le plan de réduction de coûts du Groupe (Convergence) a permis de générer 178 millions d'euros d'économies nettes cumulées au 31 décembre 2013 en résultat opérationnel (avant application des IFRS 10 et 11) sur un objectif de 170 millions d'euros nets des coûts de mise en œuvre. Post application des IFRS 10-11,les économies cumulées s'élèvent à environ 140 millions d'euros.
Restructuration actionnariale de l'activité Services à l'Energie
Le 28 octobre 2013, EDF et Veolia Environnement ont annoncé être entrés en discussions avancées en vue de la conclusion d'un accord au sujet de leur filiale commune Dalkia. Les Conseils d'Administration des deux groupes se sont réunis et ont approuvé la poursuite des négociations.
Au terme des discussions en cours, EDF reprendrait l'intégralité des activités du groupe Dalkia en France tandis que les activités de Dalkia International seraient reprises par Veolia Environnement ; la cession des titres de Dalkia France à EDF et la cession des titres Dalkia International par EDF au Groupe étant indissociables l'une de l'autre dans l'opération envisagée. Dans ce cadre, Veolia Environnement verserait à EDF une soulte, afin de compenser le différentiel de valeur entre les participations détenues respectivement par les deux actionnaires dans les différentes entités du groupe Dalkia. Le montant de cette soulte, évalué à 550 millions d'euros, est susceptible d'être ajusté en
fonction de la structuration définitive de l'opération et de la situation de trésorerie de Dalkia SAS, au 31 décembre 2013.
Au vu de l'avancée des différents processus nécessaires à la réalisation de l'opération (Instances représentatives du personnel, concurrence, détourages), l'opération devrait être finalisée au cours de l'année 2014.
Cette opération n'entraînera ni le départ du Groupe d'un pays, ni l'abandon d'un des métiers du Groupe, en particulier les Services à l'Energie.
En conséquence, au 31 décembre 2013, cette opération se traduit de la manière suivante dans les comptes consolidés du Groupe :
  • Reclassement des actifs et passifs de Dalkia en France en « actifs et passifs classés comme détenus en vue de la vente » dans l'état de la situation financière consolidée, conformément aux dispositions de la norme IFRS 5, pour un montant d'actif net de 1 529,1 millions d'euros ; ce montant inclut la dette externe de Dalkia France pour un montant de 203,8 millions d'euros ;
  • Valorisation des actifs et passifs de Dalkia France à la valeur la plus faible entre leur valeur nette comptable et leur juste valeur, nette des coûts nécessaires à la réalisation dela vente, sans impact sur les comptes consolidés du Groupe au 31 décembre 2013.
Par ailleurs, jusqu'à la date de réalisation de l'opération, la participation du Groupe dans la co-entreprise Dalkia International reste comptabilisée selon la méthode de la mise en équivalence.
L'opération devrait être globalement neutre sur l'endettement financier net de Veolia Environnement qui fournit aujourd'hui l'essentiel du financement du groupe Dalkia.
A l'issue de l'opération, les activités de Dalkia à l'International seront détenues exclusivement par le Groupe et consolidées selon la méthode de l'intégration globale.
L'opération sécurisera le développement des activités du groupe Dalkia à l'international, tout en confortant les ambitions de Veolia Environnement dans les services énergétiques. Elle mettra également un terme au contentieux qui oppose aujourd'hui EDF et Veolia Environnement devant le Tribunal de Commerce de Paris.
Une fois finalisé, le projet sera soumis à l'approbation des Conseils d'Administration d'EDF et de Veolia Environnement.
Acquisition de Proactiva Medio Ambiente
Le 28 novembre 2013, Veolia a finalisé l'acquisition de la participation de 50% historiquement détenue par le groupe Fomento de Construcciones y Contratas (FCC) dans Proactiva Medio Ambiente. Cette transaction permet à Veolia Environnement de consolider ses positions en Amérique Latine dans la gestion des déchets et du traitement des eaux et conforte ainsi sa stratégie de développement dans des zones à forte croissance.
Si l'acquisition avait eu lieu au 1er janvier 2013, le PAO et le résultat opérationnel contributifs de Proactiva Medio Ambiente auraient été respectivement de 510,1 millions d'euros et 42,7 millions d'euros.
Ainsi, sur 2013, Proactiva Medio Ambiente a été consolidée selon la méthode de la mise en équivalence jusqu'à la date de prise de contrôle, puis en intégration globale à compter de cette date. Conformément aux dispositions d'IFRS 3R, cette opération s'est traduite par :
  • la comptabilisation d'un résultat de 82,0 millions d'euros, correspondant à la mise à juste valeur de la quote-part de participation antérieurement détenue dans Proactiva Medio Ambiente ;
  • la comptabilisation d'un goodwill provisoire de 193,0 millions d'euros ;
  • Un investissement financier de 238 millions d'euros en valeur d'entreprise intégrant les 125 millions d'euros décaissés et 113 millions d'euros correspondant à l'entrée de la dette de Proactiva Medio Ambiente dans l'endettement financier net du Groupe.
Politique de recentrage des activités :
Le Groupe continue la mise en œuvre de sa stratégie de recentrage notamment :
  • la cession des activités européennes d'Eolfi réalisée le 28 février 2013, faisant suite au protocole d'accord signé avec Asah le 21 janvier 2013 pour une valeur de titres de 23,5 millions d'euros ;
  • la cession le 21 juin 2013, à Beijing Enterprises Water Group, de sa filiale Eau au Portugal (Compagnie Générale des Eaux du Portugal - Consultadoria e Engenharia) pour une valeur d'entreprise de l'ordre de 91 millions d'euros ;
  • l'introduction en bourse sur le marché d'Oman de 35% des parts de la société Sharqiyah Desalinisation Company (dont 19,25% détenues par le Groupe) le 13 juin 2013 qui a entraîné pour le Groupe la cession de 1 255 128 actions pour 2,7 millions d'euros. Suite à la mise sur le marché, cette entité est consolidée en mise en équivalence à partir du 30 juin 2013. L'impact sur l'endettement financier net du Groupe s'élève à 89 millions d'euros ;
  • la déconsolidation de la quasi-totalité de son activité Propreté en Italie suite à l'homologation du « Concordato preventivo di gruppo (CPG) » le 17 juillet 2013. L'impact sur l'endettement financier net du Groupe est de 90 millions d'euros ;
  • la cession de Marine Services Offshore le 29 août 2013 pour 23 millions d'euros en valeur d'entreprise, à Harkand Global Holdings Limited (fonds américain);
  • la cession de sa participation de 24,95% dans Eaux de Berlin (BerlinWasser), pour un montant de 636,3 millions d'euros. Cette opération a été réalisée en date du 2 décembre 2013 ; et
  • la cession de Regaz par Dalkia pour un montant de 46,5 millions d'euros, le 12 décembre 2013.
Au total les cessions s'élèvent à 1 253 millions d'euros au 31 décembre 2013
Transdev Group et SNCM
En 2013, les difficultés de la Société nationale Corse Méditerranée (SNCM) n'ont pas permis le désengagement de Veolia Environnement de Transdev Group.
Le protocole d'accord signé en octobre 2012 par les deux actionnaires de Transdev Group, qui prévoyait un renforcement de la Caisse des dépôts et consignations à 60% du capital de Transdev Group et le transfert par Transdev Group à Veolia de sa participation de 66% de la SNCM est devenu caduc le 31 octobre 2013, date butoir prévue pour la signature d'un accord.
En conséquence, pour la publication des états financiers 2013, le Groupe a modifié la présentation comptable de sa participation dans Transdev Group, en la reclassant d'actifs classés comme détenus en vue de la vente (dans le cadre d'une activité non-poursuivie) à Participation dans des co-entreprises (activités poursuivies) comptabilisée par mise en équivalence. Conformément aux normes IFRS 5.28 et IAS 28.21, le Groupe a modifié rétrospectivement la présentation comptable de sa participation au 31 décembre 2012 et 2011. Eu égard à la volonté réaffirmée du Groupe de poursuivre son désengagement des activités Transport, la participation du Groupe dans Transdev Group ne se situe pas dans le prolongement des activités du Groupe au sens de la recommandation de l'Autorité des Normes Comptables du 4 avril 2013.
La SNCM, quant à elle, reste comptabilisée indirectement par mise en équivalence via la comptabilisation de la co-entreprise Transdev Group. Dans le cadre de l'arrêté des comptes consolidés du Groupe au 31 décembre 2013, le Groupe a apprécié son exposition nette dans l'entité SNCM résultant de sa détention indirecte.
En raison des contentieux en cours, le Groupe considère que la meilleure traduction comptable de son exposition au titre de sa détention indirecte dans la SNCM est de reconnaître les montants qui devraient être décaissés dans le scénario le plus probable, à savoir, une procédure collective appropriée avec plan de cession associé à une transaction :
  • Dans les comptes consolidés du Groupe au 31 décembre 2013, la valeur d'équivalence de Transdev Group, reflète la juste appréciation de l'exposition du Groupe au titre de sa détention indirecte dans la SNCM ;
  • La créance de Veolia Environnement vis-à-vis de la SNCM, d'un montant de 14 millions d'euros, a été intégralement provisionnée dans les comptes consolidés du Groupe au 31 décembre 2013.
Dans ce scénario, les remboursements demandés par la Commission Européenne dans le cadre des contentieux au titre des opérations de privatisation (220 millions d'euros hors intérêts) et de compensations versées au titre du service dit complémentaire (220 millions d'euros hors intérêts représentant l'essentiel du montant de 300 millions d'euros mentionné au titre des risques de la SNCM dans notre rapport d'activité trimestriel du 30 septembre 2013) ne seraient pas effectués. Si ce scénario ne devait pas prévaloir, la Société procèderait à une nouvelle appréciation des impacts financiers.
S'agissant de Transdev Group (hors SNCM), le Groupe a procédé à une appréciation de sa valeur d'utilité dont les résultats ont confirmé la valeur comptable.
Financement de la co-entreprise Transdev Group
Afin de donner à Transdev Group la flexibilité financière nécessaire à son développement et dans l'objectif de renforcer son bilan, le 18 décembre 2013, Veolia Environnement SA et la Caisse des dépôts ont procédé à une augmentation de capital à hauteur de 560 millions d'euros (dont 280 millions d'euros souscrit par Veolia Environnement SA, par incorporation de créances). En conséquence le montant des prêts accordés à la co-entreprise Trandev Group s'élève à 622,0 millions d'euros, prêts dont l'échéance a été reportée d'un an (soit au 3 mars 2015).
5 La clôture de l'exercice 2013 est marquée par l'application anticipée des normes IFRS 10, 11 et 12 à compter du 1er janvier 2013. L'application de ces normes a un impact significatif sur la présentation des Etats financiers consolidés puisque les co-entreprises détenues par le Groupe, auparavant consolidées en intégration proportionnelle sont dorénavant mises en équivalence. Le Groupe a ainsi procédé à un retraitement des comptes au 31 décembre 2012. Par ailleurs pour assurer la comparabilité des exercices les comptes 2012 ont été retraités des cessions en cours ou réalisées : voir page 19 de ce communiqué de presse
 
  • Activité et développement commercial(6)
Au 31 décembre 2013
(en millions d'euros)
Au 31 décembre 2012
Retraité (en millions d'euros)
Variation 2013/2012Dont croissance interneDont croissance externeDont effet de change
22 314,823 238,9-4,0%-1,8%-0,4%-1,8%
Le chiffre d'affaires consolidé du Groupe, en recul de -1,8% à périmètre et change constants (-4,0% à change courant), s'établit à 22 314,8 millions d'euros contre 23 238,9 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité.
En courant, l'évolution du chiffre d'affaires est la suivante : -3,9% au premier trimestre, à -2,6% au second trimestre, à -5,5% au troisième trimestre et à -4,0% au quatrième trimestre.
L'effet périmètre du chiffre d'affaires au 31 décembre 2013 est négatif à hauteur de -95,5 millions d'euros dont notamment :
  • dans la Division Propreté -108,2 millions d'euros, résultant principalement des cessions des activités en Suisse, aux Pays-Baltes, d'Energonut en Italie, et de Pinellas en 2012 ainsi que de la cession de Marine Services Offshore aux Etats-Unis en août 2013 ;
  • +38,8 millions d'euros liés à l'acquisition de la participation de 50% du groupe Fomento de Construcciones y Contratas (FCC) dans Proactiva Medio Ambiente à compter du 28 novembre 2013.
Toutefois à périmètre et change constants, le chiffre d'affaires démontre une bonne résistance et ressort à -3,0% au premier trimestre, à -1,0% au second trimestre, à -1,5% au troisième trimestre et au quatrième trimestre pour s'établir à -1,8% en cumul au 31 décembre 2013.
Ce recul peut s'analyser comme suit :
  • dans la Division Eau par la baisse de l'activité Travaux, par l'érosion contractuelle en France, partiellement compensés par l'effet favorable des hausses de tarifs liées à l'indexation en France et en Europe Centrale et Orientale et par le ralentissement des activités de Technologies et Réseaux ;
  • dans la Division Propreté, par un contexte macro-économique difficile se traduisant, d'une part, par une baisse des prix et des volumes des matières premières recyclées, et d'autre part par une baisse du niveau d'activité en Europe (principalement en France et en Allemagne) ;
  • dans la Division des Services à l'Energie, par l'arrêt programmé des cogénérations Gaz compensé partiellement par l'effet favorable du prix des énergies par rapport au 31 décembre 2012 retraité et un effet favorable des conditions climatiques.
Le quatrième trimestre 2013 ressort en retrait de -4,0% en courant par rapport au quatrième trimestre 2012. A change et périmètre constants, le chiffre d'affaires recule de -1,5% au quatrième trimestre 2013 du fait notamment des moins bonnes performances en Australie dans la Propreté qui avait connu un regain d'activité au dernier trimestre 2012, et dans la Division des Services à l'Energie d'un climat moins favorable en France d'une part et de l'impact de l'arrêt programmé des Cogénérations Gaz d'autre part.
La part du chiffre d'affaires réalisée à l'international atteint 11 011,2 millions d'euros à fin décembre 2013, soit 49,3% du total ce qui reste stable par rapport à 50,0% au 31 décembre 2012 retraité.
L'effet change, quant à lui, est de -416,6 millions d'euros et reflète essentiellement l'appréciation de l'euro par rapport au dollar australien (-100,3 millions d'euros), à la livre sterling (-88,4 millions d'euros), au yen japonais (-85,8 millions d'euros), au dollar américain (-56,4 millions d'euros) et à la couronne tchèque (-20,9 millions d'euros).
Développement commercial
Depuis le 1er janvier 2013, le Groupe a enregistré de nouveaux succès commerciaux dont :
  • Le 31 janvier 2013, l'attribution par la ville de Rialto et sa société concessionnaire Rialto Water services à Veolia Water North America, filiale de Veolia Eau, de la gestion des réseaux de distribution d'eau et d'assainissement. Ce contrat de 30 ans, devrait générer un chiffre d'affaires cumulé estimé à USD300 millions(soit environ 226 millions d'euros au taux moyen 2013.)
  • Le gain par Veolia ES Singapore filiale de Veolia Propreté du contrat de collecte et gestion des déchets ménagers et recyclables dans le quartier de Clementi Bukit Merah à Singapour. Ce contrat d'une durée de 7 ans et demi devrait générer un chiffre d'affaires cumulé estimé à 220 millions de dollars de Singapour (soit environ 132 millions d'euros au taux moyen 2013).
  • Le 15 avril 2013 Veolia Eau s'est vu confier par QGC, filiale à 100% de BG Group, un contrat de gestion sur 20 ans de ses trois installations de traitement des eaux issues de la production de gaz de charbon situées dans le bassin de Surat, à l'est de l'Australie dans le Queensland. Ce contrat qui devrait générer un chiffre d'affaires cumulé estimé à 650 millions d'euros, prévoit une option d'extension de 5 ans à son terme.
  • Dalkia a annoncé le 29 avril 2013, le renouvellement de son contrat de gestion des installations de production et distribution de chaleur au bénéfice du quartier de Petrzalka de Bratislava. Ce nouveau contrat d'une durée de 20 ans devrait générer un chiffre d'affaires cumulé estimé à 1,1 milliard d'euros sur la période 2019-2039.
  • Veolia Eau a remporté, le 15 mai 2013, un contrat de 130 millions d'euros pour la construction de trois unités de traitement des eaux brutes et eaux usées pour le Groupe papetier chilien CMPC.
  • Première société britannique de gestion des services d'eau et de traitement des eaux usées, Thames Water a confié le 31 mai 2013 à un consortium composé de Veolia Eau, Costain et Atkins, une importante tranche de son programme de rénovation des installations de production d'eau potable et de traitement d'eaux usées de Londres et de la vallée de la Tamise. Le volume d'affaires dévolu à Veolia Eau pourrait s'élever jusqu'à 450 millions de livres (530 millions d'euros) sur une période allant de 2015 à 2020.
  • Le 2 juillet 2013, Marafiq a confié à Veolia Eau la conception, la construction et l'exploitation de la plus grande usine de dessalement à ultrafiltration et osmose inverse d'Arabie Saoudite. Ce contrat représente un chiffre d'affaires de 310 millions de dollars (232 millions d'euros) pour la partie conception-construction et 92 millions de dollars (69 millions d'euros) pour son exploitation sur 10 ans, avec une option d'extension de 20 ans supplémentaires.
  • Le 16 juillet 2013, MAF Dalkia remporte le contrat de gestion énergétique et technique des aéroports emblématiques d'Abu Dhabi. Ce contrat d'une durée de trois ans (PAO cumulé de 40 millions d'euros) comprend le pilotage énergétique ainsi que la gestion de l'ensemble des installations techniques et des systèmes de sécurité des 4 principaux aéroports d'ADAC.
  • Le 11 septembre 2013, Veolia Eau et Vapor Procesos ont signé un contrat avec Codelco pour récupérer le cuivre contenu dans les bassins de décantation de la mine El Teniente, la plus grande mine au monde basée au sud de Santiago du Chili. Elle produit environ 400 000 tonnes de cuivre.
  • Le 15 novembre, Dalkia a annoncé avoir finalisé avec le fond canadien Fengate Capital Management Ltd le financement de l'une des plus importantes centrale de biomasse au Canada. Dans le cadre de ce contrat de conception, financement, construction, gestion et maintenance (Design, Finance, Build, Operate, Maintain - DFBOM), Dalkia assurera la gestion industrielle et la maintenance des installations ainsi que les prestations d'approvisionnement et de préparation des résidus de bois. Ce contrat d'une durée de 30 ans devrait générer un chiffre d'affaires estimé à 600 millions d'euros.
  • Le 12 décembre 2013, Veolia, via sa filiale Sidem, a remporté en partenariat avec Hyundai Heavy Industries le contrat EPC (Engineering, Purchasing, Construction) de construction de l'usine de dessalement d'eau de mer du complexe d'Az Zour North au Koweït. Hyundai sera chargée de la construction de la centrale électrique d'une capacité de 1 500 MW. La production d'électricité et d'eau de l'usine sera intégralement achetée par l'Etat koweïtien pendant 40 ans. Les travaux ont commencé fin 2013 et seront achevés fin 2016. Le chiffre d'affaires estimé s'élève à 320 millions d'euros.
6Voir définitions page 20du communiqué de presse
 
  • Performances opérationnelles(7)
L'évolution de la capacité d'autofinancement opérationnelle est la suivante :
 
(en millions d'euros)CAFOP
31 décembre 201331 décembre 2012 retraitéVariation
change courantchange constant
Eau833,1853,6-2,4%-1,5%
Propreté846,7911,3-7,1%-4,6%
Services à l'Énergie228,7244,8-6,6%-5,9%
Autres-112,2-91,0-23,3%-23,3%
CAF opérationnelle1 796,31 918,7-6,4% 
CAF opérationnelle à change 20121 828,41 918,7 -4,7%
Taux de marge de CAFOP8,0%8,3%  


La capacité d'autofinancement opérationnelle s'élève à 1 796,3 millions d'euros au 31 décembre 2013 contre 1 918,7 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité en retrait de -4,7% à change constant (-6,4% en courant).
La variation de la capacité d'autofinancement opérationnelle sur l'exercice 2013 est affectée :
  • dans la division Eau, par l'érosion contractuelle en France, la baisse de la profitabilité de l'activité en Allemagne liée à l'impact de la réduction des marges sur les énergies, et également par la dégradation du projet Hong Kongais de l'activité Technologies et Réseaux ;
  • dans la Division Propreté, par le différentiel défavorable sur le prix des matières premières recyclées en France et en Allemagne dans une conjoncture économique qui demeure difficile en Europe ;
  • dans la division des Services à l'Energie par l'arrêt programmé en France des Cogénérations Gaz ;
  • et enfin par l'évolution des charges de restructuration dont notamment l'impact du plan de départ volontaire de Veolia Environnement : elles s'établissent à 77,6 millions d'euros au 31 décembre 2013 contre 35,1 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité.
Hors charges de restructuration, la capacité d'autofinancement opérationnelle recule de -4,1% en courant (-2,4% à change constant) à fin décembre 2013.
Elle bénéficie en revanche :
  • de la contribution positive, nette des coûts de mise en œuvre, des plans d'économie ;
  • du Crédit d'Impôt pour le Compétitivité et l'Emploi (CICE) compensé partiellement par l'augmentation du forfait social ;
  • des hausses tarifaires en Europe Centrale et Orientale, ainsi que par la bonne tenue des contrats industriels aux Etats-Unis dans la Division Eau ;
  • et du retournement des difficultés opérationnelles et des coûts de restructurations afférents dans la Division Propreté.
L'effet de change est limité à -32,1 millions d'euros sur la capacité d'autofinancement opérationnelle et concerne essentiellement la Division Propreté (livre sterling et dollar australien).
Le résultat opérationnel (avant quote-part des mises en équivalence) recule de -29,7% à change constant (-31,0% en courant) pour s'établir à 490,5 millions d'euros, sous l'effet notamment de :
  • la variation de la capacité d'autofinancement opérationnelle ;
  • l'augmentation des dépréciations de Goodwill de 103,6 millions d'euros au 31 décembre 2013 par rapport au 31 décembre 2012 retraité. (Au 31 décembre 2013, les pertes de valeur sur Goodwill comprennent 168,0 millions d'euros de dépréciation du Goodwill de la Propreté en Allemagne et en Pologne. Au 31 décembre 2012 retraité, elles concernaient la dépréciation des Goodwill pour le Royaume-Uni non régulé dans l'Eau et Veolia Propreté Estonie et Lituanie) ; et
  • la comptabilisation au 31 décembre 2013 des charges de restructuration en lien avec le plan de départ volontaire de la Division Eau en France (à hauteur de 97 millions d'euros).
Le résultat opérationnel après quote-part de résultat net des co-entreprises et des entreprises associées est en recul de -2,7% à change constant (-4,3% à change courant) pour s'établir à 669,2 millions d'euros au 31 décembre 2013 contre 699,4 au 31 décembre 2012 retraité. Il intègre la quote-part de résultat net des co-entreprises et des entreprises associées pour un montant de 178,7 millions d'euros contre -11,9 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité.
L'évolution du résultat opérationnel récurrent se détaille comme suit :
 
(en millions d'euros)Résultat opérationnel récurrent8
31 décembre 201331 décembre 2012 retraitéVariation
(en %)change constant (en %)
Eau438,2475,5-7,8%-7,6%
Propreté373,2328,413,6%16,4%
Services à l'Énergie202,8121,267,5%68,0%
Autres-92,3-127,027,4%27,4%
Total921,9798,115,5% 
Total à change 2012932,9798,1 16,9%

Le résultat opérationnel récurrent8 est en progression pour s'établir à 921,9 millions d'euros (16,9% à change constant et 15,5% en courant par rapport au 31 décembre 2012 retraité). Il est en nette progression grâce :
  • chez Veolia Environnement SA, à l'impact positif de la fermeture en 2013 du régime de retraite à prestations définies des hauts cadres dirigeants pour 40,3 millions d'euros ;
  • dans l'activité Services à l'Energie, aux pertes de valeur des créances et des charges à payer en Italie constatées au 31 décembre 2012 pour 65,1 millions d'euros (81,5 millions d'euros avant impôts) dans la quote-part de résultat net récurrent des co-entreprises ; et
  • dans la Division Propreté, à l'impact positif de la déconsolidation des activités en Italie, partiellement compensé par la dépréciation d'actifs sur un site industriel au Canada et dans les décharges au Royaume-Uni.
Le coût de l'endettement financier net est de -576,2 millions d'euros au 31 décembre 2013 contre -644,2 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité.
La baisse du coût de l'endettement financier net entre 2013 et 2012 s'explique principalement par :
  • la diminution des charges liées aux rachats partiels de dettes obligataires réalisés au cours de l'année 2012 et 2013 ;
  • aux remboursements de la souche obligataire de maturité mai 2013 pour 432 millions d'euros (4,875%), de la souche obligataire dollar de maturité juin 2013 pour 490 millions de dollars (5,25%) et ;
  • le remboursement du tirage en zlotys polonais sur le crédit syndiqué multidevises en avril 2013 pour 390 millions d'euros équivalents.
Il inclut une charge non récurrente de 73,1 millions d'euros liée aux rachats de souches obligataires réalisés sur 2013 en lien avec le programme de recentrage du Groupe.

Au 31 décembre 2013, la charge d'impôt s'établit à 128,3 millions d'euros.
Le taux d'impôt apparent s'élève à -269,0% compte tenu notamment des dépréciations d'actifs non fiscalisées et de la non reconnaissance d'impôt différé actif dans certains pays et groupes fiscaux au vu de leurs plans d'affaires respectifs. Ainsi, en France, le groupe fiscal Veolia Environnement a limité au 31 décembre 2013, et à l'identique des exercices 2011 et 2012, la reconnaissance des impôts différés actifs au montant des impôts différés passifs, compte tenu du planning fiscal à 5 ans.
Au 31 décembre 2013, le taux retraité des éléments considérés comme ponctuels s'élève à 74,8% (contre 52,0% au 31 décembre 2012 retraité). Ces éléments sont principalement constitués :
  • du résultat non récurrent des entreprises contrôlées (tel que précisé ci-dessous),
  • des plus et moins-values de cessions,
  • des dépréciations d'actifs corporels et incorporels ainsi que des provisions pour perte à terminaison,
  • des impacts de changements de taux d'impôt, notamment au Royaume-Uni.
Enfin, le taux d'impôt retraité des éléments non récurrents du résultat avant impôt des entités contrôlées s'affiche à 40,7% (contre 43,0% au 31 décembre 2012 retraité) ; ces principaux éléments non récurrents sont :
  • les dépréciations de goodwill à hauteur de -168,4 millions d'euros,
  • les charges de restructuration pour -140,8 millions d'euros,
  • les éléments non récurrents du résultat financier à hauteur de -87,4 millions d'euros.
Les autres entités mises en équivalence concernent uniquement Transdev Group. La quote-part de résultat net des entités mises en équivalence dont l'activité ne se situe pas dans le prolongement des activités du Groupe est présentée en élément non récurrent du résultat net.
Les indicateurs clés opérationnels de Transdev Group à 100% au 31 décembre 2013 et au 31 décembre 2012 retraité, sont les suivants :
 
(en millions d'euros)Transdev Group au 31 décembre 2013 (*)Transdev Group au 31 décembre 2012 retraité (*)
Produit des activités ordinaires6 606,16 797,2
Capacité d'autofinancement opérationnelle341,8297,3
Résultat opérationnel (**)38,6-291,1


(*)après application des normes IFRS 10, 11 et 12
(**) y compris QP de résultat net des co-entreprises et des entreprises associées.
A périmètre et change constants, Transdev Group présente un produit des activités ordinaires en léger recul (-1,0%).
L'arrêt des contrats urbains de Nice et Cannes en France, Friesland et ZHN au Pays-Bas est partiellement compensé par une activité en croissance à l'international, et principalement en Australie avec le nouveau contrat de Sydney ferries et la franchise de bus de Melbourne.
Dans un environnement toujours incertain, la capacité d'autofinancement opérationnelle de Transdev Group s'améliore de 13,1% à périmètre et change constants. Cette tendance positive s'explique, en France par l'amélioration des performances opérationnelles, la réalisation d'économies avec les plans engagés ainsi que la contribution nette du Crédit Impôt Compétitivité Emploi, et, pour la plupart des autres pays, par les premiers résultats des plans d'action mis en place, ainsi que par une baisse des coûts de structure qui reflète déjà les effets des mesures engagées en 2012.
Le résultat opérationnel au 31 décembre 2013 enregistre des pertes de valeurs sur goodwill et actifs non courants en baisse de 278 millions d'euros par rapport à 2012 qui avait été marqué par d'importantes dépréciations aux Pays-Bas, et bénéficie de l'amélioration de la capacité d'autofinancement.
Le résultat net de Transdev Group au 31 décembre 2013 s'élève à -140,5 millions d'euros.
La quote-part de résultat net de Transdev Group consolidé en mise en équivalence dans les comptes consolidés du Groupe s'élève à -51,5 millions d'euros au 31 décembre 2013 contre -45,3 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité et reflète la juste appréciation de l'exposition du Groupe au titre de sa détention dans la SNCM.
Le résultat net des activités non poursuivies ressort à 27,3 millions d'euros contre 431,8 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité. Il comprenait au 31 décembre 2012 retraité les plus-values de cession de l'activité Eau régulée au Royaume-Uni et des déchets Solides aux Etats-Unis pour respectivement 233,3 millions d'euros et 208,4 millions d'euros. Le résultat net de ces activités au 31 décembre 2013 est principalement lié à l'activité Eau au Maroc en cours de cession et à la participation dans les « Eaux de Berlin » cédées début décembre 2013.
La part du résultat attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle représente 113,8 millions d'euros au 31 décembre 2013, contre 35,6 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité.
Elle concerne notamment les actionnaires minoritaires de filiales dans l'Eau (68,9 millions d'euros), dans la Propreté (8,6 millions d'euros), dans les Services à l'Energie (36,0 millions d'euros) et dans les Autres Secteurs (0,3 millions d'euros).
L'augmentation du résultat des minoritaires s'explique principalement par la progression du résultat de Dalkia international en lien avec le retournement des pertes de valeur des créances et des charges à payer en Italie.
Le résultat net attribuable aux propriétaires de la société mère est de -135,3 millions d'euros au 31 décembre 2013 contre 404,0 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité.
Le résultat net récurrent attribuable aux propriétaires de la société mère est de 223,2 millions d'euros au 31 décembre 2013 contre 58,5 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité.
Compte tenu du nombre moyen pondéré d'actions en circulation qui s'élève à 523,5 millions au 31 décembre 2013 (dilué et non dilué) et 509,0 millions au 31 décembre 2012 (dilué et non dilué), le résultat net attribuable aux propriétaires de la société mère (dilué et non dilué) par action ressort à -0,29 euro, contre 0,79 euro au 31 décembre 2012.
Le résultat net récurrent par action attribuable aux propriétaires de la société mère, y compris les coupons versés des titres super subordonnés, (dilué et non dilué) ressort à 0,39 euro au 31 décembre 2013 contre 0,11 euro au 31 décembre 2012 retraité.
7 Voir définitions page 20du communiqué de presse
8 Après quote-part de résultat net récurrent des co-entreprises et des entreprises associées
 
  • Cash Flows (9)
La capacité d'autofinancement totale s'élève à 1 970,4 millions d'euros au 31 décembre 2013 contre 2 173,1 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité dont 1 796,3 millions d'euros de capacité d'autofinancement opérationnelle (contre 1 918,7 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité), 88,5 millions d'euros de capacité d'autofinancement financière (contre 119,4 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité) et 85,8 millions d'euros de capacité d'autofinancement des activités non poursuivies (contre 135,2 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité).
La variation du Besoin en Fonds de roulement Opérationnel s'élève au 31 décembre 2013 à -4 millions d'euros par rapport à fin 2012 retraité, cette stabilité résulte principalement :
  • des efforts de maîtrise des créances clients et du délai de règlement client, malgré un allongement, circonscrit à certaines activités / pays, des délais d'encaissement des créances clients relatives aux collectivités publiques ;
  • des avances reçues fin décembre 2013 sur des nouveaux grands projets dans l'activité Technologies et Réseaux.
Le Groupe poursuit une politique d'investissement sélective tout en préservant les investissements industriels à caractère contractuel ou nécessaires à l'outil industriel.
Au 31 décembre 2013, les investissements bruts sont en retrait de près de 35% par rapport au 31 décembre 2012 retraité, du fait d'une baisse des investissements industriels et financiers :
Les investissements industriels y compris ceux financés par contrat de location financière ressortent à 1 245 millions d'euros contre 1 708 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité. Cette diminution de près de 27% reflète la maitrise des investissements notamment :
  • dans la Division Eau avec une diminution des investissements de croissance et de maintenance de 19% principalement en France,
  • dans la Division Propreté avec une diminution des investissements industriels de 18% (principalement les investissements de maintenance) liée notamment à la cession des activités Déchets Solides aux Etats-Unis en 2012,
  • dans les Services à l'Energie dont les investissements industriels diminuent de 23% (principalement les investissements de croissance en France)
  • enfin dans les autres secteurs opérationnels la diminution concerne le projet de construction d'un champ éolien aux Etats-Unis dans les énergies éoliennes pour 185 millions d'euros en 2012.
Les investissements financiers s'élèvent à 254 millions d'euros au 31 décembre 2013 contre 589 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité :
  • A fin décembre 2013 l'acquisition de la participation de 50% du groupe Fomento de Construcciones y Contratas (FCC) dans Proactiva Medio Ambiente impacte les investissements financiers à hauteur de 238 millions d'euros dont 125 millions d'euros décaissés par le Groupe à la date de la signature et 113 millions d'euros correspondant à l'entrée de la dette de Proactiva dans l'endettement financier net du Groupe.
  • Pour mémoire les investissements financiers réalisés sur l'année 2012 concernaient notamment l'acquisition de 49% des titres d'Azaliya pour 458 millions d'euros en valeur d'entreprise et le rachat de 6,9% de Veolia Voda en République Tchèque à la BERD pour 79 millions d'euros.
  • Les opérations de recentrage s'élèvent à 1 253 millions d'euros au 31 décembre 2013 contre 3 473 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité ; elles comprennent des cessions financières pour un total de 1 117 millions d'euros (voir ci-avant) et des cessions industrielles pour 120 millions d'euros dont 71 millions d'euros dans la division Eau et 42 millions d'euros dans la division Propreté.
Au 31 décembre 2013, le free cash flow (après paiement du dividende) s'élève à 2 168 millions d'euros contre 1 910 millions d'euros au 31 décembre 2012 retraité.
Le free cash flow au 31 décembre 2013 reflète notamment :
  • le recul de la capacité d'autofinancement opérationnelle ;
  • la relative stabilité du besoin en fonds de roulement à -4 millions d'euros ;
  • l'émission début janvier 2013 de titres super subordonnés à durée indéterminée, y compris coupons versés, de 1 453,6 millions d'euros ;
  • la maîtrise des investissements industriels (1 245 millions d'euros au 31 décembre 2013) en baisse de plus de 27% par rapport au 31 décembre 2012 retraité ;
  • la poursuite du programme de recentrage qui a contribué au désendettement du Groupe à hauteur de 1 253 millions d'euros à fin décembre 2013. Pour mémoire, la mise en œuvre du programme de cession contribuait au désendettement du Groupe à hauteur de 3 473 millions d'euros sur l'exercice 2012 retraité.
L'endettement financier net s'élève à 8,2 milliards d'euros au 31 décembre 2013 contre 10,8 milliards d'euros au 31 décembre 2012 retraité.
L'endettement financier net Ajusté des prêts consentis aux co-entreprises évolue de 7,8 milliards d'euros au 31 décembre 2012 retraité pour s'établir à 5,5 milliards d'euros à fin décembre 2013. L'endettement financier net et l'endettement financier net Ajusté diminuent sous l'effet de la bonne tenue du cash flow opérationnel, de l'émission de titres super subordonnés et de la politique de recentrage du Groupe.
9Voir définitions page 20 du communiqué de presse
 
  • Informations financières Pro-Forma
A compter du premier trimestre 2014, compte tenu de la réorganisation du Groupe, l'information sectorielle primaire sera présentée par géographie et s'organisera de la façon suivante :
  • France,
  • Europe, hors France
  • Reste du monde
  • Business mondiaux
  • Autres
Ces données sont hors Dalkia France et incluent la contribution de Dalkia International à 100% sur 12 mois :
PAO en millions d'euros31 décembre 2013
Pro-Forma
31 décembre 2012
Pro-Forma
Variation en courant (en %)
France5 672,75 857,1-3,1%
Europe, hors France7 670,27 841,5-2,2%
Reste du monde4 552,24 808,7-5,3%
Business mondiaux4 205,74 617,8-8,9%
Autres1 347,51 407,6-4,3%
Total23 448,324 532,7-4,4%
 
CAFOP en millions d'euros31 décembre 2013
Pro-Forma
31 décembre 2012
Pro-Forma
Variation en courant (en %)
France633,6651,9-2,8%
Europe, hors France938,01 017,1-7,8%
Reste du monde421,8401,0-5,2%
Business mondiaux216,8254,0-14,6%
Autres-123,4-239,7-48,5%
Total2 086,82 084,30,1%
 
Investissements industriels 
en millions d'euros
31 décembre 2013
Pro-Forma
31 décembre 2012
Pro-Forma
Variation en courant (en %)
France313,1354,3-11,6%
Europe, hors France567,3628,8-9,8%
Reste du monde335,9515,5-34,8%
Business mondiaux121,4148,8-18,4%
Autres121,4319,2-62,0%
Total1 459,11 966,6-25,8%
  • Objectifs et perspectives
Pour l'exercice 201410, au regard du bon déroulement du plan de transformation, Veolia Environnement a pour objectifs :
  • Une croissance de son chiffre d'affaires ;
  • Une croissance de l'ordre de 10% de sa capacité d'autofinancement opérationnelle ;
  • Une croissance significative de son résultat opérationnel récurrent ;
  • Une croissance significative de son résultat net récurrent part du groupe.
  • Il sera proposé de verser un dividende de 0,70€ par action au titre de l'exercice 2014.
A partir de 2015, le Groupe vise, dans une conjoncture économique moyenne :
Résultats annuels 2013
PDF - 197.84 KB
  • Une croissance organique de son chiffre d'affaires de plus de 3% par an ;
  • Une croissance de sa capacité d'autofinancement opérationnelle de plus de 5% par an ;
  • Un leverage ratio Endettement Financier Net Ajusté / (Capacité d'autofinancement + remboursement des actifs financiers opérationnels) de l'ordre de 3x, à +/-5% ;
  • Un taux de distribution en ligne avec la moyenne historique ;
  • Des réductions de coûts de 750 millions d'euros d'impact net cumulé dont, en raison du traitement comptable des co-entreprises, 80% en résultat opérationnel récurrent.

     
10A hypothèses de change actuelles