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Résultats semestriels 2012

6 novembre 2012
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Chiffres clés du premier semestre 2012

  • Chiffre d'affaires : 14,8 Mds€
  • Capacité d'Autofinancement Opérationnelle : 1 383 M€
  • Résultat opérationnel récurrent : 631 M€
  • Résultat net part du groupe : 153 M€
  • Cessions : 1 626 M€*
  • Free Cash Flow positif : +348 M€
  • Endettement financier net à 14,7 Mds€

* Hors produit de la cession de l'activité de Déchets Solides aux Etats-Unis qui devrait être finalisée au 2e semestre

« Au cours du premier semestre, nous avons progressé dans le déploiement du plan stratégique présenté à l'Investor Day du 6 décembre, et notamment le programme de cessions, la transformation de l'organisation et la réduction des coûts. Les revenus du semestre sont en croissance malgré la détérioration de l'environnement économique, en particulier en Italie et en France, qui a pesé sur les résultats. Compte tenu de ce contexte difficile, nous avons décidé d'accroître nos efforts de réduction des coûts et des investissements. Ces mesures nous permettent de confirmer nos objectifs 2012-2013 et les perspectives du Nouveau Veolia. »
Antoine Frérot, Président-Directeur général du Groupe

Faits marquants

  • Mise en oeuvre du plan stratégique au rythme prévu.
  • Programme de cessions déjà engagé à hauteur de 60% à fin juillet.
  • Réductions de coûts bruts initiées en avance sur le plan de marche, à 109 M€ sur l'année 2012 avec un effet net positif de 27 M€ sur le résultat opérationnel au 30 juin 2012.
  • Des résultats marqués par la dégradation des conditions économiques en Italie, qui pèse sur Dalkia, et par le ralentissement économique.
  • En complément du plan stratégique, mesures d'accompagnement pour faire face à la détérioration de l'environnement :
    - Gel de 500M€ d'investissements sur 2012-2013
    - Objectif de réduction des coûts bruts à 270 M€ (+50 M€) en 2013 et 500M€ en 2015 (+50 M€)

Activité

Le chiffre d'affaires consolidé a enregistré une croissance de 1,6% à périmètre et change constants (+3,3% en courant) et ressort à 14 781 M€ contre 14 304 M€, au 30 juin 2011 retraité. Dans l'Eau, la croissance est passée de +5,2% à périmètre et change constants au premier trimestre, à -0,3% au deuxième trimestre, pénalisée notamment par des volumes en baisse en France. Dans la Propreté, les premiers signes de ralentissement économique ont pesé sur le chiffre d'affaires du deuxième trimestre, en baisse de 5,7% à périmètre et change constants contre -1,1% au premier trimestre. Dans les services à l'Energie, la croissance s'est maintenue au deuxième trimestre, portée par la hausse des prix des énergies.

La capacité d'autofinancement opérationnelle du Groupe est en retrait de 9,7% par rapport au premier semestre 2011 retraité (-10,6% à change constant), à 1 383 M€, sous les effets :

  • en Italie, de la dégradation des conditions de financement de l'économie qui rend impossible la poursuite normale du programme de cessions de créances et a conduit à des dépréciations de créances sur Dalkia pour un montant de 88,7 M€
  • de l'érosion contractuelle dans l'Eau en France
  • de la baisse des prix des matières premières recyclées et des volumes dans la Propreté

La contribution cumulée des plans de Performance Opérationnelle et du Plan Convergence sur le premier semestre est de 102 M€, nets de coûts de mise en oeuvre.

Le résultat opérationnel récurrent enregistre une baisse de 26,3% (26,7% à change constant) par rapport à au premier semestre 2011 retraité, à 631 M€.

Hors difficultés de Dalkia Italie, la Capacité d'Autofinancement Opérationnelle serait ressortie en retrait de 4,8% à change constant et le résultat opérationnel récurrent, en repli de 16,3% à change constant.

Le résultat opérationnel est en forte progression, à 523 M€, contre 180 M€ en 2011 retraité, le premier semestre 2011 ayant été marqué par des dépréciations d'actifs pour 676 M€ retraitées.

Le résultat net des activités non poursuivies est de 246 M€, intégrant notamment une plus-value de 234 M€, nette des frais de cession, au titre de la cession de l'activité d'Eau régulée au Royaume-Uni.

Le résultat net part du groupe ressort à 153 M€ contre -67 M€ au premier semestre 2011. Le résultat net récurrent part du groupe s'établit à 8 M€ contre 149 M€ retraité un an plus tôt.

Le Groupe a en outre dégagé un cash flow libre positif de 348 M€. L'endettement financier net du groupe au 30 juin 2012 s'établit à 14 693 M€ contre 14 764 M€ au 30 juin 2011. Il intègre, sur les 12 mois, un effet de change très significatif. La dette de fin d'année devrait bénéficier du retournement saisonnier du BFR, de la poursuite du programme de cessions, notamment de l'activité de Déchets Solides aux Etats-Unis.

Mise en oeuvre accélérée du plan stratégique

Le Groupe progresse dans le déploiement du plan stratégique présenté fin 2011.

Au cours du deuxième trimestre, le plan Convergence a été présenté à près de 3 000 cadres au sein du Groupe. Les premières mesures de réduction de coûts ont été engagées et ont d'ores et déjà permis d'initier des économies brutes à hauteur de 109 M€ au titre de 2012. Elles auront un effet année pleine 2013 de 130 M€. Plusieurs programmes qui alimenteront les réductions de coûts en 2014 et 2015 sont lancés par ailleurs.

Deuxième volet du plan, le programme de cessions, a été engagé à 60% à la fin du mois de juillet après principalement la cession des activités d'Eau régulée au Royaume-Uni et la signature de la cession des Déchets Solides aux Etats-Unis, à des niveaux de valorisation très satisfaisants et avec des plus-values élevées.

Mesures d'adaptation complémentaires pour faire face au ralentissement économique

  • Gel de 500M€ d'investissements sur 2012-2013
  • 50 M€ de réductions de coûts bruts supplémentaires, relevant à 270 M€ le niveau d'économies en 2013 et à 500M€ en 2015

Le Groupe maintient ses objectifs annoncés lors de l'Investor Day du 6 décembre 2011.

Veolia Environnement

Le premier semestre 2012 a été marqué par :

  • une détérioration du contexte économique à partir d'avril 2012, avec l'atonie de certains secteurs industriels, qui pèse sur l'activité de Veolia Propreté notamment en France, au Royaume-Uni et en Allemagne ;
  • une situation économique et financière qui demeure difficile en Europe du Sud, et notamment des tensions sur le marché de refinancement des créances en Italie qui remet en question notre programme de cession de créances. Dans ce contexte, le Groupe a constaté, à ce titre, en résultat opérationnel récurrent des pertes de valeurs et des charges à payer pour un montant total de 88,7 millions d'euros en Italie dans la division Services à l'Energie ;
  • de fortes variations des parités monétaires contre euro.

Face à ces difficultés, le Groupe a accéléré la mise en oeuvre de sa stratégie dans le cadre d'un vaste programme de transformation :

Accélération de la mise en place du plan stratégique de Veolia Environnement

Evolution de la gouvernance

Trois nouveaux administrateurs ont rejoint le Conseil d'Administration de Veolia Environnement : Madame Nathalie Rachou, Madame Maryse Aulagnon et Monsieur Jacques Aschenbroich.

Dans le cadre de l'accélération de la mise en place du plan stratégique de Veolia Environnement, la composition du comité exécutif a été resserrée autour d'Antoine Frérot.

Transformation de l'organisation et programme de réductions de coûts au travers du plan Convergence

Suite à l'évolution du comité exécutif au premier semestre 2012, le programme de transformation du Groupe et de réduction des coûts s'est accéléré. Plus de 3 000 cadres ont été rencontrés au cours des mois de février à juin. 19 projets prioritaires transverses et 325 projets validés ont été lancés dans toutes les activités et implantations géographiques du Groupe. 258 projets au titre du programme Convergence 1 ont été engagés et doivent permettre de dépasser le montant de 100 millions d'euros de gains en 2012, avant coûts de mise en oeuvre.

Politique de recentrage des activités

Les cessions industrielles et financières (y compris augmentations de capital souscrites au titre des participations ne donnant pas le contrôle et transactions entre actionnaires ne modifiant pas le contrôle) s'élèvent à 1 626 millions d'euros au 30 juin 2012.

Le 28 juin 2012, le Groupe a annoncé la signature d'un contrat entre Veolia Water UK, filiale à 100% de Veolia Environnement, et Rift Acquisitions Limited, pour la vente de son activité Eau régulée au Royaume- Uni. Le montant de la cession est assis sur une valeur d'entreprise de 1,2 milliard de livres sterling (soit 1,5 milliard d'euros). L'opération conduit à un désendettement du Groupe de 1 517 millions d'euros. Au terme de cette transaction, Veolia Environnement conserve, outre l'ensemble de ses activités non régulées, un intérêt de 10% dans l'activité d'eau régulée en Grande-Bretagne pour une durée d'au moins 5 ans. Cette participation de 10% est mise en équivalence au 30 juin 2012.

Cette opération a dégagé une plus value de 233,8 millions d'euros (net des frais de cession) au titre des activités abandonnées.

Le Groupe a signé un contrat avec Highstar le 19 juillet 2012 pour la vente de son activité Déchets Solides aux Etats-Unis dans la Division Propreté. Le montant de la cession est assis sur une valeur d'entreprise de 1 909 millions de dollars américains (1 561 millions d'euros au taux du 17 juillet 2012). Cette activité est classée en activités non poursuivies depuis le 31 mars 2012.

Le Groupe poursuit la préparation de son désengagement de Veolia Transdev en concertation étroite avec son co-associé, la Caisse des Dépôts et Consignations: ajustement de la stratégie industrielle, objectif de structuration de bilan et stratégie de refinancement.

Par ailleurs, le Groupe négocie également les cessions d'activité de taille plus modeste.

Dans le cadre de l'exécution de ce programme de cessions, le Groupe a procédé à la mise à juste valeur de certains actifs à hauteur de 228,2 millions d'euros : 145,2 millions d'euros en résultat opérationnel, dont 37,4 millions en résultat opérationnel récurrent, et 83,0 millions d'euros en résultat des activités non poursuivies au titre de VTD.

Activité et développement commercial

PAO au 30
juin 2012

(en millions
d'euros)

PAO au 30
juin 2011
retraité (*)
(en millions
d'euros)

Variation
2012/2011

Dont
croissance
interne

Dont
croissance
externe

Dont effet
de
change

14 780,7

14 303,9

3,3%

1,6%

0,2%

1,5%

Le chiffre d'affaires consolidé du Groupe s'établit à 14 780,7 millions d'euros contre 14 303,9 millions d'euros au 30 juin 2011 retraité, en progression de 3,3% (1,6% à périmètre et change constants). Au 31 mars 2012 retraité, le chiffre d'affaires consolidé du Groupe s'établissait à 7 851,1 millions d'euros en progression de 4,9% (3,5% à périmètre et change constants). L'activité sur le deuxième trimestre 2012 varie de 1,6% (-0,4% à périmètre et change constants) du fait notamment de l'environnement économique dégradé sur le second trimestre 2012.

L'effet périmètre du chiffre d'affaires au 30 juin 2012 inclut à hauteur de 33,0 millions d'euros les acquisitions et cessions ciblées réalisées en 2012 et en 2011 dont notamment -73,4 millions d'euros dans la division Eau (essentiellement l'impact de la cession de certaines de ses activités en Asie), -23,2 millions d'euros dans la division Propreté (impact de la cession de la Belgique), et 113,6 millions d'euros dans la division des Services à l'Energie (lié principalement à l'acquisition du réseau de chaleur de Varsovie en octobre 2011)

A périmètre et change constants, le chiffre d'affaires au 30 juin 2012 est en croissance de 1,6% par rapport au 30 juin 2011 retraité. Cette évolution s'explique principalement par :

  • dans la division Eau, des effets favorables d'indexation en France et des hausses tarifaires et extensions de périmètre en Europe Centrale et Orientale, les bonnes performances de l'Asie dans les activités d'exploitation et par la croissance des activités industrielles de Technologies et Réseaux,
  • la hausse du prix des énergies (impact de 154,4 millions d'euros comparé au 30 juin 2011) combinée à un environnement climatique plus favorable qu'au premier semestre 2011 dans la division des Services à l'Energie.

Ces effets sont partiellement compensés par l'érosion contractuelle dans l'eau en France, la légère baisse du chiffre d'affaires dans la division Propreté essentiellement liée au contexte macro-économique difficile notamment au Royaume-Uni et en France qui affecte la collecte commerciale et à l'évolution défavorable du prix des matières premières recyclées (notamment en France et en Allemagne).

La part du chiffre d'affaires réalisée à l'international atteint 8 785,1 millions d'euros à fin juin 2012, soit 59,4% du total comme au 30 juin 2011 retraité.

L'effet de change de 210,7 millions d'euros reflète essentiellement l'appréciation par rapport à l'euro, du dollar américain pour 65,9 millions d'euros, de la livre sterling pour 58,4 millions d'euros du yuan renminbi chinois pour 45,5 millions d'euros, du dollar australien pour 37,0 millions d'euros, et du yen japonais pour 22,3 millions d'euros, compensée par la dépréciation de la couronne tchèque pour -19,9 millions d'euros et du zloty polonais à hauteur de -18,3 millions d'euros.

Activité commerciale

Au cours du 1er semestre 2012, le Groupe a poursuivi son développement et a enregistré de nouveaux succès commerciaux reposant sur une offre enrichie et renouvelée dont :

  • l'attribution à OTV filiale de Veolia Eau Solutions et Technologies, par le Syndicat Interdépartemental pour l'Assainissement de l'Agglomération Parisienne (SIAAP), du pilotage du groupement chargé des travaux de refonte de la filière de traitement biologique de la station d'épuration Seine Aval (Achères dans le département des Yvelines). Ce contrat générera un chiffre d'affaires cumulé estimé à 196 millions d'euros (part revenant à OTV) ;
  • l'attribution par la DPE (Département de la protection de l'environnement) de la ville de New York, à Veolia Eau, du contrat de performance et d'assistance à maitrise d'ouvrage pour l'optimisation de ses services publics d'eau et d'assainissement pour une durée de 4 ans. Ce contrat générera un chiffre d'affaires cumulé estimé à 36 millions de dollars;
  • le gain, par Dalkia, du contrat de conception, de réalisation et de gestion du réseau de chaleur de la communauté de l'agglomération dijonnaise pour une durée de 25 ans. Ce contrat dont le réseau sera à 80% approvisionné par des énergies renouvelables, générera un chiffre d'affaires cumulé estimé à 200 millions d'euros ;
  • l'attribution par la Banque Européenne d'Investissement (BEI) à Dalkia, du contrat de gestion technique et énergétique de plus de 180 000 m2 de ses bureaux situés au Luxembourg. Ce contrat de 4 ans porte sur 4 bâtiments avec un objectif ambitieux de réduction de l'empreinte carbone avec un chiffre d'affaires cumulé estimé à 32 millions d'euros ;
  • le gain par Veolia Water Japan, filiale de Veolia Eau, de trois contrats d'exploitation et de maintenance d'usines d'eau potable et d'assainissement au Japon, permettant de répondre aux besoins de 1 215 000 habitants. Ces trois contrats généreront un chiffre d'affaires cumulé estimé à 49 millions d'euros sur une durée maximale de 5 ans ;
  • l'obtention du contrat d'exploitation et de maintenance du service des eaux de la ville de Nagpur par Veolia Eau, via la joint-venture Orange City Water commune avec l'un des leaders du BTP et des services indiens, Vishvaraj Environment Ltd, pour une période de 25 ans et qui générera un chiffre d'affaires cumulé estimé à 387 millions d'euros (part du Groupe) ;
  • l'attribution du contrat de construction et d'exploitation de la nouvelle station d'épuration de Nilothi par l'autorité publique indienne en charge des services d'eau et d'assainissement de la capitale New Delhi, à Veolia Eau. Ce contrat, d'une durée de 13 ans, prévoit une première phase de construction de 2 ans et une phase d'exploitation et de maintenance de 11 ans. Le chiffre d'affaires global cumulé estimé est de l'ordre de 40 millions d'euros ;
  • l'obtention, par Dalkia, du contrat de gestion technique et énergétique du patrimoine immobilier du Parlement européen. Ce nouveau contrat représentera un chiffre d'affaires global estimé à plus de 120 millions d'euros sur la durée (engagement annuel tacitement reconductible 5 fois soit 6 ans) ;
  • l'attribution par le Centre National d'Art et de Culture Georges Pompidou à Dalkia de la rénovation de son système de climatisation avec pour objectif une amélioration notable de la performance énergétique et environnementale de l'institution. Ces travaux de performance énergétique qui amélioreront les rendements électriques et thermiques et répondront aux besoins de chaleur, de froid et d'hygrométrie des 100 000 mètres carrés de surface du musée ont commencé en juin 2012 et s'achèveront en 2015. Le chiffre d'affaires global cumulé estimé est de l'ordre de 25 millions d'euros ;
  • l'obtention par Veolia Propreté en partenariat avec une société chinoise de services à l'environnement, du contrat de concession de centre de traitement des déchets spéciaux de Changsha, capitale de la province de Hunan. Ce contrat d'une durée de 25 ans générera un chiffre d'affaires cumulé estimé à 320 millions d'euros (à 100%) ;
  • l'attribution par la ville d'Iasi en Roumanie à Dalkia du contrat d'exploitation du réseau du chauffage urbain de la ville pour une durée de 20 ans. Ce contrat de délégation de service public qui porte sur la production, le transport, la distribution et la fourniture de chaleur générera un chiffre d'affaires cumulé estimé à 600 millions d'euros.

Performances opérationnelles

En 2012, le Groupe bénéficie de l'impact positif des mesures de restructurations prises en 2011 et des arrêts de contrats liés à l'accélération du recentrage du Groupe. Cependant des difficultés persistent en Italie sur le financement des créances publiques. Par ailleurs, suite au programme de cession en cours des ajustements de valeurs et des plus values ont été reconnus dans les comptes qui peuvent se résumer ainsi :

En millions d'euros

Capacité
d'autofinancement
opérationnelle

Résultat
opérationnel
récurrent

Résultat
opérationnel

Résultat net part
du Groupe

Poursuite des
restructurations et
dépréciations

-88,7

-88,7

-88,7

-58,5

Mise à juste valeur

-16,3

-37,4

-145,2

-221,2

Plus value

-

-

-

233,8

TOTAL

-105,0

-126,1

-233,9

-45,9

La capacité d'autofinancement opérationnelle s'élève à 1 383,5 millions d'euros au 30 juin 2012 contre 1 532,4 millions d'euros au 30 juin 2011 retraité en retrait de -9,7% et de -10,6% à change constant. La marge de capacité d'autofinancement opérationnelle est en retrait de -1,3 point, à 9,4% contre 10,7% au 30 juin 2011 retraité.

Au 30 juin 2012, dans un contexte de financement difficile de la dette publique italienne et de cession des créances italiennes, une perte de valeur desdites créances a été enregistrée à hauteur de 88,7 millions d'euros, dans la division des Services à l'Energie. Retraitée de cette perte de valeur, la capacité d'autofinancement opérationnelle reculerait de -3,9% (-4,8% à change constant) à 1 472,2 millions d'euros.

La variation de la capacité d'autofinancement opérationnelle sur le premier semestre 2012 est affectée par :

  • le retrait des performances opérationnelles de la Division Eau, notamment lié à l'érosion contractuelle en France ;
  • le différentiel défavorable sur le prix des matières premières recyclées en France et en Allemagne,
  • un contexte macro-économique difficile notamment au Royaume-Uni, en France et en Allemagne affectant la Division Propreté ;
  • le contexte de financement difficile de la dette publique italienne et de cession des créances italiennes, et plus particulièrement la perte de valeur des dites créances enregistrée à hauteur de 88,7 millions d'euros, dans la Division des Services à l'Energie.

Elle bénéficie en revanche de :

  • la progression des activités de la division Eau en Europe Centrale et Orientale liée aux hausses tarifaires en Roumanie, Slovaquie et République Tchèque ;
  • l'activité en progression auprès des clients industriels des activités Technologies et Réseaux dans la Division Eau.

Les effets des plans Performance et Convergence du Groupe ont permis de générer 102 millions d'euros d'économies nettes des coûts de mise en oeuvre, dont 34 millions d'euros au titre de Convergence.

L'effet de change positif total de 14,4 millions d'euros sur la capacité d'autofinancement opérationnelle reflète essentiellement l'appréciation par rapport à l'euro, du dollar américain pour 4,5 millions d'euros, de la livre sterling pour 5,4 millions d'euros, du yuan renminbi chinois pour 9,6 millions d'euros, compensée par la dépréciation des devises de l'Europe de l'Est (République Tchèque et Pologne) à hauteur de -8,3 millions d'euros.

Le résultat opérationnel récurrent ressort à 630,9 millions d'euros au 30 juin 2012 contre 855,6 millions d'euros au 30 juin 2011 retraité, en retrait de -26,3% et -26,7% à change constant, notamment du fait :

  • de l'évolution de la capacité d'autofinancement opérationnelle
  • de l'augmentation des amortissements par rapport au 30 juin 2011 retraité, de 34,8 millions d'euros à change courant, notamment sous l'effet des variations de périmètre telle que l'acquisition du réseau de chaleur de Varsovie dans la division Services à l'Energie ;
  • d'une faible variation des plus-values de cessions industrielles et financières qui s'élèvent à 3,4 millions d'euros au 30 juin 2012 contre 4,6 millions d'euros au 30 juin 2011 retraité.

Hors pertes de valeurs liées à la poursuite des restructurations en Italie dans les Services à l'Energie, le résultat opérationnel récurrent reculerait de -15,9% (-16,3% à change constant) à 719,6 millions d'euros.

Le taux de marge de résultat opérationnel récurrent est en retrait passant de 6,0% au 30 juin 2011 retraité à 4,3% au 30 juin 2012. Hors perte de valeur liée à la poursuite des restructurations en Italie dans les Services à l'Energie, le taux de marge du résultat opérationnel récurrent serait de 4,9% au 30 juin 2012.

Le résultat opérationnel s'établit à 523,1 millions d'euros au 30 juin 2012 contre 179,9 millions d'euros au 30 juin 2011 retraité.

Outre la variation du résultat opérationnel récurrent décrite ci-avant, il inclut :

  • des pertes de valeur sur goodwill enregistrées à hauteur de -107,8 millions d'euros notamment sur les activités non régulées du Groupe au Royaume-Uni dans la division Eau pour 55,8 millions d'euros, en Estonie dans les Services à l'Energie et dans la division Propreté, ainsi que dans le secteur opérationnel « Autres » dans les énergies renouvelables, contre 500,4 millions d'euros au 30 juin 2011 ;
  • la baisse des dotations nettes de reprises aux provisions opérationnelles qui s'élèvent à -23,7 millions d'euros au 30 juin 2012 contre -167,6 millions d'euros au 30 juin 2011 retraité. Pour mémoire au 30 juin 2011, les dotations nettes des reprises aux provisions opérationnelles incluaient -150 millions d'euros de dépréciations d'actifs non courants en Italie classés en éléments non récurrents.

Les coûts commerciaux, généraux et administratifs (« SG&A ») s'élèvent à -1 787,5 millions d'euros au 30 juin 2012 contre -1 799,0 millions d'euros au 30 juin 2011 retraité. Le ratio SG&A / PAO s'établit ainsi à 12,1% au 30 juin 2012 contre 12,6% au 30 juin 2011 retraité.

Ces coûts sont en diminution de 0,6% par rapport au 30 juin 2011. Ils incluent des coûts liés à la mise en oeuvre du plan de réduction des coûts pour 35,1 millions d'euros, dont 7,5 millions de coûts liés à des sorties de baux anticipés et 15 millions d'euros liés à des coûts de départ dans les sièges France.

Résultat net

Le coût de l'endettement financier net augmente de 15,7 millions d'euros à -361,7 millions d'euros au 30 juin 2012 contre -346,0 millions d'euros à fin juin 2011 retraité alors que l'endettement financier net moyen passe de 14,8 milliards d'euros au 30 juin 2011 à 15,1 milliards d'euros au 30 juin 2012.

La baisse du taux de financement qui passe de 5,32% en juin 2011 à 5,03% en juin 2012, est principalement liée à :

  • la baisse des taux courts euros,
  • la gestion active de la dette, dont gestion du coût de la liquidité.

L'augmentation du coût net est quant à elle principalement liée à la charge induite par le remboursement du placement privé américain (USPP).

La charge d'impôt s'élève à -151,9 millions d'euros au 30 juin 2012 contre -177,2 millions d'euros (hors dépréciation des impôts différés actifs sur le groupe fiscal français) au 30 juin 2011.

Au 30 juin 2012, le taux d'impôt s'affiche à 30,6% après retraitement des éléments ponctuels principalement constitués de pertes de valeurs de goodwill et d'actifs non déductibles ou dont la déduction fiscale ne peut être retenue compte tenu de la situation financière prévisionnelle de la filiale.

Le résultat des entreprises associées passe de 5,6 millions d'euros au 30 juin 2011 à 10,3 millions d'euros au 30 juin 2012.

Le résultat net des activités non poursuivies passe de 460,1 millions d'euros au 30 juin 2011 à 245,7 millions d'euros au 30 juin 2012.

Le résultat net de ces activités au 30 juin 2012 est principalement lié :

  • au résultat de cession des activités de l'Eau régulé au Royaume-Uni cédées en juin 2012, dont une plus value de 233,8 millions d'euros net de frais de cession,
  • au reclassement des charges et produits nets des activités de déchets solides aux Etats-Unis dans la division Propreté, en cours de cession,
  • au reclassement des charges et produits net de Veolia Transdev à hauteur de la quote-part groupe en « Résultat des activités non poursuivies » hormis les activités du groupe Société Nationale Maritime Corse Méditerranée (SNCM) en lien avec le projet de désengagement progressif de l'ensemble de Veolia Transdev annoncé le 6 décembre 2011,
  • à la perte de valeur complémentaire enregistrée sur Veolia Transdev à hauteur de 83,0 millions d'euros,
  • au reclassement des charges et produits nets des activités d'éclairage urbain « Citelum » dans la division Services à l'Energie, en cours de cession.

La part du résultat attribuable aux participations ne donnant pas le contrôle représente 78,9 millions d'euros au 30 juin 2012, contre 35,8 millions d'euros au 30 juin 2011. Elle concerne notamment les actionnaires minoritaires de filiales dans l'Eau (61,4 millions d'euros), dans la Propreté (12,8 millions d'euros), dans les Services à l'Energie (15,8 millions d'euros) et dans les Autres Secteurs (-11,1 millions d'euros).

La variation de la part des minoritaires s'explique principalement par la quote-part d'EDF dans Dalkia (affectée au 30 juin 2011, par les pertes de valeurs prises dans la zone Europe du Sud).

Le résultat net attribuable aux propriétaires de la société mère est de 153,1 millions d'euros au 30 juin 2012 contre -67,2 millions d'euros au 30 juin 2011 retraité. Le résultat net récurrent attribuable aux propriétaires de la société mère est de 7,6 millions d'euros au 30 juin 2012 contre 149,5 millions d'euros au 30 juin 2011 retraité des activités non poursuivies.

Compte tenu du nombre moyen pondéré d'actions en circulation qui s'élève à 505,5 millions au 30 juin 2012 (dilué et non dilué) et 487,0 millions au 30 juin 2011(dilué et non dilué), le résultat net attribuable aux propriétaires de la société mère (dilué et non dilué) par action ressort à 0,30 euro, contre -0,14 euro au 30 juin 2011. Le résultat net récurrent par action attribuable aux propriétaires de la société mère (dilué et non dilué) ressort à 0,02 euro au 30 juin 2012 contre 0,39 euro au 30 juin 2011 retraité.

Cash Flows

La capacité d'autofinancement totale s'élève à 1 581,5 millions d'euros au 30 juin 2012 dont 1 383,5 millions d'euros de capacité d'autofinancement opérationnelle (contre 1 532,4 millions d'euros au 30 juin 2011 retraité), 20,3 millions d'euros de capacité d'autofinancement financière (contre 8,5 millions d'euros au 30 juin 2011 retraité) et 176,7 millions d'euros de capacité d'autofinancement des activités non poursuivies (contre 190,9 millions d'euros au 30 juin 2011 retraité).

Le Groupe poursuit une politique d'investissement sélective tout en préservant les investissements industriels à caractère contractuel ou nécessaires à l'outil industriel.

Les investissements bruts ressortent ainsi 1 348 millions d'euros contre 1 199 millions d'euros au 30 juin 2011, dont 440 millions d'euros sont consacrés à la maintenance, 576 millions d'euros aux investissements de croissance, 186 millions d'euros aux investissements financiers et 146 millions d'euros aux nouveaux actifs financiers opérationnels.

Dans le même temps, le Groupe a procédé à des cessions industrielles et financières pour un montant total de 1 626 millions d'euros contre 1 048 millions d'euros au premier semestre 2011 et a perçu le remboursement d'actifs financiers opérationnels à hauteur de 200 millions d'euros.

Le free cash flow s'élève à +348 millions d'euros contre +155 millions d'euros au 30 juin 2011. Cette amélioration au premier semestre 2012 par rapport à 2011 se rationalise par :

  • la mise en oeuvre du programme de cessions qui contribue au désendettement du Groupe pour un montant de l'ordre de 1 626 millions d'euros ;
  • une maitrise des investissements de maintenance sur le premier semestre 2012 et une politique sélective en matière d'investissements de croissance ;
  • le retrait de la capacité d'autofinancement ;
  • les mouvements saisonniers du BFR, ainsi que les évolutions contractuelles dans l'Eau en France, la dégradation des conditions de financement dans la Division des Services à l'Energie en Europe du Sud, compensé par des cessions de créances en France ;
  • une augmentation des dividendes versés en numéraire comparativement à juin 2011 : 203 millions d'euros en 2011 contre 330 millions d'euros au 30 juin 2012.

L'endettement financier net s'élève à 14 693 millions d'euros au 30 juin 2012 contre 14 730 millions d'euros au 31 décembre 2011, dont un effet défavorable des variations de change de -269 millions d'euros.

Objectifs et perspectives

Pour la période 2012-2013, Veolia Environnement a pour objectif :

  • de céder 5 milliards d'euros d'actifs,
  • de réduire son endettement financier net en-dessous de 12 milliards d'euros1,
  • d'ajuster, face à la conjoncture économique, sa réduction de coûts en 2013 à 270 millions d'euros en brut et à 170 millions d'euros en net contre un objectif initial respectivement de 220 millions d'euros et de 120 millions d'euros,
  • et de verser un dividende en 2013 de 0,7 euro par action, au titre de l'exercice 2012.

Après 2013, le Groupe vise, en milieu de cycle :

  • une croissance organique de son chiffre d'affaires de plus de 3% par an,
  • une croissance de sa capacité d'autofinancement opérationnelle de plus de 5% par an,
  • à atteindre un leverage ratio Endettement Financier Net/ (Capacité d'autofinancement + remboursement des actifs financiers opérationnels) de 3,0x2,
  • à retrouver un taux de distribution au niveau de sa moyenne historique,
  • et à ajuster sa réduction de coûts en 2015 à 500 millions d'euros en brut et à 470 millions d'euros en net sur le résultat opérationnel, contre un objectif initial respectivement de 450 millions d'euros et de 420 millions d'euros

En conclusion, le Groupe confirme ses objectifs.

1 Hors effet de change de clôture

2 à +/- 5%

Avertissement important

Veolia Environnement est une société cotée au NYSE et à Euronext Paris et le présent [document/communiqué] de presse contient des « déclarations prospectives » (forward-looking statements) au sens des dispositions du U.S. Private Securities Litigation Reform Act de 1995. Ces déclarations ne sont pas des garanties quant à la performance future de la Société. Les résultats effectifs peuvent être très différents des déclarations prospectives en raison d'un certain nombre de risques et d'incertitudes, dont la plupart sont hors de notre contrôle, et notamment : les risques liés au développement des activités de Veolia Environnement dans des secteurs très concurrentiels qui nécessitent d'importantes ressources humaines et financières, le risque que des changements dans le prix de l'énergie et le niveau des taxes puissent réduire les bénéfices de Veolia Environnement, le risque que les autorités publiques puissent résilier ou modifier certains des contrats conclus avec Veolia Environnement, le risque que les acquisitions ne produisent pas les bénéfices que Veolia Environnement espère réaliser, les risques liés aux termes et conditions figurant habituellement dans les accords de cession, le risque que le respect des lois environnementales puisse devenir encore plus coûteux à l'avenir, le risque que des fluctuations des taux de change aient une influence négative sur la situation financière de Veolia Environnement telle que reflétée dans ses états financiers avec pour résultat une baisse du cours des actions de Veolia Environnement, le risque que Veolia Environnement puisse voir sa responsabilité environnementale engagée en raison de ses activités passée, présentes et futures, de même que les risques décrits dans les documents déposés par Veolia Environnement auprès de la U.S. Securities and Exchange Commission. Veolia Environnement n'a pas l'obligation ni ne prend l'engagement de mettre à jour ou réviser les déclarations prospectives. Les investisseurs et les détenteurs de valeurs mobilières peuvent obtenir gratuitement auprès de Veolia Environnement copie des documents enregistrés par Veolia Environnement auprès de la U.S. Securities and Exchange Commission.