Communiqués de presse

Chiffres clés au 30 septembre 2012

  • Bonne résistance des activités
  • Progression de la CAFOP au troisième trimestre
  • Contribution positive du Plan Convergence
  • Résultat opérationnel récurrent dans la tendance du premier semestre
  • Endettement financier net inférieur à 12,7 Mds€* à la fin de l'exercice
  • Recrutement du Directeur Général adjoint en charge des opérations

(Données IFRS non auditées)

« Les résultats de Veolia Environnement au troisième trimestre bénéficient notamment des premiers effets du plan Convergence, à hauteur de 49 M€. En termes de cessions, plusieurs opérations devraient être finalisées d'ici la fin de l'année, après la nouvelle étape annoncée dans le désengagement de notre activité de transport, Veolia Transdev. Enfin, je suis très heureux d'annoncer le recrutement d'un Directeur Général adjoint. Il nous rejoindra dès le 1er décembre. Il sera en charge des opérations et en particulier la mise en place de la nouvelle organisation, l'industrialisation des process et la mise en oeuvre des économies de coûts. »

Antoine Frérot
Président Directeur Général du groupe Veolia Environnement

Chiffre d'affaires de 21 599,1 M€ en hausse de +1,0% à périmètre et change constants**

  • Eau : activité en progression de 1,6% à périmètre et changes constants sur neuf mois.
    Exploitation en progrès au troisième trimestre, en France, après un T2 en baisse etune moindre croissance de l'ctivité Technologies et Réseaux au T3.
  • Propreté : relative bonne résistance, avec des volumes en décroissance de seulement 1,1% sur neuf mois, en dépit du contexte macroéconomique défavorable.
    Baisse du chiffre d'affaires de 3,4% à périmètre et change constants sur le seul troisième trimestre, après -1,1% au T1 et -5,7% au T2.
    Sur 9 mois, baisse du chiffre d'affaires de 3,4% à périmètre et change constants, principalement due au différentiel négatif des prix des matières premières (impact d'environ -143 M€). Par zone géographique, à périmètre et change constants, la France et les Etats-Unis sont stables, le Royaume-Uni et l'Allemagne sont en baisse, respectivement de 5,4% et 14,0%.
  • Services à l'Energie : croissance au 30 septembre de +5,3% à périmètre et change constants, sous l'ffet notamment de la hausse du prix des énergies (impact de +176M€).

Capacité d'autofinancement opérationnelle** : 1 945,7 M€ contre 2 076,9 M€ au 30 septembre 2011 retraité(1), soit -6,3% à change courant (-8,0% à change constant*).

  • Corrigée de la perte de valeur du portefeuille de créances clients en Italie dans les services à l'énergie enregistrée au premier semestre, la capacité d'utofinancement opérationnelle serait en recul de 3,7% à change constant par rapport au 30 septembre 2011 publié (contre -4,8% au 30 juin).
  • Au T3, la capacité d'autofinancement opérationnelle est en hausse de 3,3%, à 562 M€, bénéficiant d'un effet de base favorable et de coûts de restructuration modérés.
  • Contribution du Plan Convergence : 49 M€ nets de coûts de mise en oeuvre.

Résultat opérationnel récurrent** : 840,9 M€ contre 1 118,1 M€ au 30 septembre 2011 retraité(1), soit -24,8% à change courant (-25,8% à change constant).

  • Corrigée de la perte de valeur du portefeuille de créances clients en Italie dans les services à l'énergie, le résultat opérationnel récurrent serait en recul de 17,9% à change constant par rapport au 30 septembre 2011 publié.

Endettement financier net** : 15,2 Mds€ au 30 septembre 2012 contre 14,7 Mds€ au 31 décembre 2011.

  • Evolution saisonnière du BFR : -648M€ (contre -542M€ au 30 septembre 2011).
  • Poursuite du rachat de partenaires : acquisition en août de 49% des titres Azaliya pour 246 M€ dans l'Eau, après 6,9% de Veolia Voda pour 79 M€ en janvier 2012.
  • Hausse des investissements de croissance dans l'Energie.
  • 1 660 M€ de cessions au 30 septembre 2012.

Effet de désendettement attendu sur le quatrième trimestre de 2,5 Mds€ à 3 Mds€.

La conclusion de la vente de l'activité de déchets solides aux Etats-Unis doit intervenir au cours des prochaines semaines. Avec la mise en équivalence de la participation dans Berlin suite à la cession par RWE de sa part, les autres cessions qui interviendront d'ici la fin de l'exercice et le retournement saisonnier du besoin en fonds de roulement, le groupe devrait enregistrer un désendettement de 2,5 Mds€ à 3 Mds€ au quatrième trimestre, hors effet de change. Le projet de montée à 60% de la Caisse des Dépôts dans Veolia Transdev, annoncé le 23 octobre, n'aura pas d'effet avant la fin de l'exercice.

  • Compte tenu du niveau élevé de la trésorerie, le Groupe envisage de réaliser des opérations de gestion active de la dette en rachetant des souches obligataires afin d'optimiser le coût de financement et gérer la durée de vie moyenne de la dette. Ces opérations seront réalisées avant la fin de l'année en fonction des conditions de marché.
  • Recrutement du Directeur Général Adjoint, en charge des opérations. Il rejoindra le groupe dès le 1er décembre et sera notamment responsable de la mise en place de la nouvelle organisation du groupe, de l'industrialisation des processus et de la mise en oeuvre des économies de coûts.
  • Perspectives : le groupe confirme ses objectifs moyen terme annoncés lors de l'Investor Day du 6 décembre 2011.

* Hors effet de change

** Voir définitions données à la fin du communiqué

(1) Voir note (2)

Informations trimestrielles au 30 septembre 2012 (2)

Activité

Chiffre d'affaires (M€)

Au 30
septembre
2012

Au 30
septembre
2011
retraité

Variation
2012/2011

Dont
croissance
interne

Dont
croissance
externe

Dont effet de
change

21 599,1

20 913,4

3,3%

1,0%

0,3%

2,0%

Le troisième trimestre 2012 ressort en progression à 3,2% à change courant (-0,3% à périmètre et change constants) par rapport au troisième trimestre 2011.

Le troisième trimestre 2012 reflète le léger redressement des volumes d'eau vendus en lien avec la climatologie favorable de l'été, en dépit des conséquences de l'érosion contractuelle dans la division Eau en France. La détérioration des prix des matières et la baisse des indices de production industrielle en Europe et aux Etats-Unis ont contribué au ralentissement de la croissance du chiffre d'affaires de la division Propreté.

Le chiffre d'affaires consolidé du Groupe s'établit à 21 599,1 millions d'euros contre 20 913,4 millions d'euros au 30 septembre 2011 retraité, en progression de 3,3%.

L'effet périmètre du chiffre d'affaires au 30 septembre 2012 inclut à hauteur de 64,0 millions d'euros les acquisitions et cessions ciblées réalisées en 2012 et en 2011 dont notamment -65,3 millions d'euros dans la division Eau (essentiellement l'impact négatif de la cession de certaines de ses activités en Asie et l'impact positif de la prise de participation complémentaire à compter du 2 août 2012 dans Azaliya et ses filiales), -23,9 millions d'euros dans la division Propreté (impact de la cession de la Belgique en août 2011) et 137,2 millions d'euros dans la division des Services à l'Energie (liés principalement à l'acquisition du réseau de chaleur de Varsovie en octobre 2011).

A périmètre et change constants, le chiffre d'affaires au 30 septembre 2012 est en croissance de 1,0% par rapport au 30 septembre 2011 retraité. Cette évolution s'explique principalement par :

  • la progression du chiffre d'affaires dans la division Eau essentiellement liée aux effets favorables d'indexation en France et aux hausses tarifaires en Europe Centrale et Orientale en dépit de l'impact négatif de l'érosion contractuelle en France ;
  • la hausse du prix des énergies (impact de l'ordre de 176 millions d'euros comparé au 30 septembre 2011) dans la division des Services à l'Energie principalement en France ;
  • un contexte macro-économique difficile dans la division Propreté qui se caractérise notamment par la dégradation du prix des matières recyclées à partir du deuxième trimestre 2012 (impact d'environ -143 millions d'euros comparé au 30 septembre 2011) et dans une moindre mesure par des volumes en baisse.

La part du chiffre d'affaires réalisé à l'international atteint 13 016,5 millions d'euros, soit 60,3% du total ce qui reste stable par rapport à 60,2% au 30 septembre 2011 retraité.

L'effet de change de 408,3 millions d'euros reflète essentiellement l'appréciation par rapport à l'euro, du dollar américain pour 119,7 millions d'euros, de la livre sterling pour 113,4 millions d'euros, du yuan chinois pour 70,1 millions d'euros, du dollar australien pour 64 millions d'euros et du yen japonais pour 33 millions d'euros.

(2) Les comptes de l'année 2011 ont été retraités, afin d'assurer la comparabilité des périodes :

  • du reclassement en « Résultat net des activités non poursuivies » des activités en cours de cession soit l'intégralité de la contribution de Veolia Transdev (du 3 mars 2011 au 30 septembre 2011) hors les activités du groupe Société Nationale Maritime Corse Méditerranée (SNCM), l'activité « déchets solides » aux Etats-Unis dans la division Propreté et les activités d'éclairage public urbain (société Citelum) appartenant à la division Services à l'Energie;
  • du reclassement en « Résultat net des activités non poursuivies » des activités cédées soit l'activité régulée au Royaume Uni dans la division Eau;
  • du reclassement en activités poursuivies des activités d'incinération « Pinellas » faisant partie des activités Montenay International aux Etats-Unis dans la division Propreté dont le processus de cession a été interrompu au cours du second semestre 2011.

Pour mémoire, l'intégralité des activités de la division Transport (du 1er janvier au 3 mars 2011) était reclassée en « Résultat net des activités non poursuivies » au 30 septembre 2011.

Résultats

La capacité d'autofinancement opérationnelle s'élève à 1 945,7 millions d'euros au 30 septembre 2012 contre 2 076,9 millions d'euros au 30 septembre 2011 retraité en recul de -6,3% à change courant et de -8,0% à change constant.

Au 30 septembre 2012, dans un contexte difficile de financement de la dette publique italienne et de cession des créances italiennes, une perte de valeur desdites créances a été enregistrée à hauteur de 88,7 millions d'euros dans la division des Services à l'Energie dès le 1er semestre 2012. Retraitée de cette perte de valeur, la capacité d'autofinancement opérationnelle reculerait de -2,0% (-3,7% à change constant) à 2 034,4 millions d'euros.

Par ailleurs, cette perte de valeur devrait faire l'objet d'une réactualisation suite à l'analyse des conséquences des durcissements de réglementation intervenus ou à venir dans les Services à l'Energie en Italie.

Ainsi, le taux de marge de capacité d'autofinancement opérationnelle est en retrait de 0,9 point, à 9,0% contre 9,9% au 30 septembre 2011 retraité. Hors perte de valeur des créances italiennes à hauteur de 88,7 millions d'euros, ce taux de marge s'élèverait à 9,4%.

La variation de la capacité d'autofinancement opérationnelle au 30 septembre 2012 reflète :

  • le retrait des performances opérationnelles de la division Eau, notamment lié à l'érosion contractuelle en France et à la prise en compte de la baisse des tarifs d'eau potable à Berlin demandée par l'office des cartels allemands, et ce malgré la bonne contribution des activités en Europe Centrale et Orientale ;
  • le différentiel défavorable sur le prix des matières premières recyclées en France et en Allemagne, dans la Division Propreté ;
  • un environnement macro-économique difficile affectant la Division Propreté notamment en Europe ;
  • la perte de valeur des créances enregistrée à hauteur de 88,7 millions d'euros, dans la Division des Services à l'Energie en Italie.

Au 30 septembre 2012, les effets des plans Performance et Convergence du Groupe ont permis de générer 154 millions d'euros d'économies nettes des coûts de mise en oeuvre, dont 49 millions d'euros au titre de Convergence.

L'effet de change positif total de 35,6 millions d'euros sur la capacité d'autofinancement opérationnelle reflète essentiellement l'appréciation par rapport à l'euro, du yuan renminbi chinois pour 15,8 millions d'euros et de la livre sterling pour 11,5 millions d'euros.

Le résultat opérationnel récurrent ressort à 840,9 millions d'euros au 30 septembre 2012 contre 1 118,1 millions d'euros au 30 septembre 2011 retraité, en baisse de -24,8% (-25,8% à change constant).

Hors pertes de valeurs liées à la poursuite des restructurations en Italie dans les Services à l'Energie, le résultat opérationnel récurrent reculerait de -16,9% à change courant (-17,9% à change constant) à 929,6 millions d'euros.

Outre les impacts négatifs impactant la capacité d'autofinancement opérationnelle, l'augmentation des dotations nettes aux amortissements de 59,1 millions d'euros à change courant par rapport au 30 septembre 2011 retraité liée aux développements récents notamment dans la division des Services à l'Energie et la division Eau, et un effet de base défavorable principalement sur les provisions, affectent le résultat opérationnel récurrent.

Le free cash flow** s'élève à -72 millions d'euros (contre +58 millions d'euros au 30 septembre 2011) notamment en raison de la poursuite de la politique du Groupe de rachat des minoritaires (dont l'acquisition de 49% des titres d'Azaliya pour 246 millions d'euros dans la division Eau en valeur d'entreprise), de la dégradation de 648 millions d'euros du besoin en fonds de roulement liée à la saisonnalité et de l'augmentation des investissements bruts de 398 millions d'euros (pour un total de 2 244 millions d'euros) incluant notamment le paiement de l'acquisition de minoritaires pour 79 millions d'euros en République Tchèque dans la division Eau.

Au global, l'endettement financier net* s'établit à 15,2 milliards d'euros au 30 septembre 2012 contre 14,7 milliards d'euros au 31 décembre 2011, y compris un effet de change défavorable de -0,3 milliard d'euros.

** Voir définitions données à la fin du communiqué

Objectifs et perspectives

Le Groupe confirme les objectifs retenus pour la période 2012-2013 et prévoit :

  • de céder 5 milliards d'euros d'actifs,
  • de réduire son endettement financier net en-dessous de 12 milliards d'euros (3),
  • d'ajuster, face à la conjoncture économique, sa réduction de coûts en 2013 à 270 millions d'euros en brut et à 170 millions d'euros d'impact net sur le résultat opérationnel contre un objectif initial respectivement de 220 millions d'euros et de 120 millions d'euros,
  • et de verser un dividende en 2013 de 0,70 euro par action, au titre de l'exercice 2012.

Après 2013, le Groupe vise, en milieu de cycle :

  • une croissance organique de son chiffre d'affaires de plus de 3% par an,
  • une croissance de sa capacité d'autofinancement opérationnelle de plus de 5% par an,
  • à atteindre un leverage ratio Endettement Financier Net/ (Capacité d'autofinancement + remboursement des actifs financiers opérationnels) de 3,0x (4),
  • à retrouver un taux de distribution au niveau de sa moyenne historique,
  • et à ajuster sa réduction de coûts en 2015 à 500 millions d'euros d'impact brut et 470 millions d'euros d'impact net sur le résultat opérationnel contre un objectif initial respectivement de 450 millions d'euros et de 420 millions d'euros.

(3) hors effet de change de clôture

(4) à +/- 5%

Analyse par secteur opérationnel

Eau

Chiffre d'affaires (M€)

Au 30
septembre
2012

Au 30
septembre
2011
retraité

Variation
2012/2011

Dont
croissance
interne

Dont
croissance
externe

Dont effet de
change

9 208,9

8 952,1

2,9%

1,6%

-0,7%

2,0%

La progression du chiffre d'affaires de la division Eau s'explique à la fois par des effets favorables d'indexation en France et de hausses tarifaires en Europe Centrale et Orientale, et par la croissance des activités de Technologies et Réseaux auprès des clients industriels.

La contribution négative de la croissance externe du chiffre d'affaires de la division Eau au 30 septembre 2012 s'explique principalement par les cessions réalisées en 2011 (notamment l'impact de la réorganisation des activités en Asie) en partie compensée par l'impact de la prise de participation complémentaire à compter du 2 août 2012 dans Azaliya et ses filiales.

Pour les activités d'exploitation, le chiffre d'affaires est en progression de 0,6% en courant (+0,2% à périmètre et change constants). En France, la légère progression de l'activité de 0,9% (+1,5% hors effet de périmètre) s'explique par un effet prix favorable lié à l'évolution des indices. Cet impact est partiellement compensé par l'effet des renégociations contractuelles et la baisse des volumes vendus par rapport à 2011 (de l'ordre de -1,1% sur les trois premiers trimestres 2012 par rapport à 2011).

A l'international, le chiffre d'affaires est stable à 0,5% (-0,6% à change et périmètre constants). En Europe, la croissance repose sur les bonnes performances en Europe Centrale et Orientale (effet prix favorable en République Tchèque et en Roumanie) en dépit de la baisse des volumes vendus. Cette évolution est pénalisée par la prise en compte de la demande de baisse de tarifs de l'eau potable à Berlin par l'office des cartels allemands. Le chiffre d'affaires en Asie-Pacifique est en progression de 2,4% (en recul de -3,0% à change et périmètre constants). Il progresse en Chine grâce aux hausses des volumes et à l'effet en année pleine de la hausse des tarifs en 2011 malgré l'impact de la baisse du chiffre d'affaires construction et un tassement des volumes vendus aux clients industriels. Le reste de l'Asie est marqué par la progression de l'activité travaux en Corée qui ne compense pas le recul en Australie suite à la fin du contrat d'Adelaïde. Aux Etats-Unis, le retrait de -3,4% (-12,0% à périmètre et change constants) est essentiellement lié à la fin du contrat d'Indianapolis en août 2011.

Les activités Technologies et Réseaux sont en progression de 8,5% (+5,1% à périmètre et change constants). L'activité bénéficie de la croissance des activités auprès des clients industriels notamment dans l'activité « Design and Build ». Le ralentissement de la croissance observé sur le 3ème trimestre et le retard des travaux sur l'incinérateur de boues à Hong Kong impactent faiblement l'activité à fin septembre 2012.

Au 30 septembre 2012, la capacité d'autofinancement opérationnelle et le résultat opérationnel récurrent sont en retrait, du fait de l'évolution des activités d'exploitation notamment liée:

  • aux effets négatifs de l'érosion contractuelle en France,
  • au tassement des volumes vendus principalement en France et dans le reste de l'Europe,
  • à la prise en compte de la baisse des tarifs d'eau potable à Berlin demandée par l'office des cartels allemands à hauteur de 22 millions d'euros,
  • ainsi qu'aux pertes de valeur sur créances clients au Royaume-Uni et en Guadeloupe enregistrées au premier semestre,
  • et ce malgré la bonne contribution des activités en Europe Centrale et Orientale liée aux hausses tarifaires en Roumanie, République Tchèque et Slovaquie.

Le résultat opérationnel récurrent au 30 septembre 2012 est affecté notamment par une augmentation des dotations aux amortissements par rapport au 30 septembre 2011 retraité essentiellement liée au développement en Europe Centrale et Orientale.

Propreté

Chiffre d'affaires (M€)

Au 30
septembre
2012

Au 30
septembre
2011
retraité

Variation
2012/2011

Dont
croissance
interne

Dont
croissance
externe

Dont effet de
change

6 750,8

6 806,1

-0,8%

-3,4%

-0,4%

3,0%

Le chiffre d'affaires de la division Propreté est en léger recul à -0,8% (-3,4 % à périmètre et change constants).

Cette variation est principalement liée :

  • au contexte macro-économique difficile et ce, depuis le deuxième trimestre 2012 notamment en Europe ;
  • au différentiel du prix des matières premières recyclées particulièrement marqué au troisième trimestre 2012 ;
  • et aux conséquences du plan de recentrage géographique, avec la fermeture et la restructuration de certaines activités en Afrique du Nord et en Italie.

En France, le chiffre d'affaires est en hausse de 1,0% (+0,4 % à périmètre constant) ; la croissance de certaines activités (incinération, déchets spéciaux notamment) conjuguée aux hausses tarifaires compense l'effet de la baisse des prix des matières premières recyclées (papier/carton et métaux) ;

A l'international, l'activité est en recul de -1,9% (-5,8% à périmètre et change constants). Le chiffre d'affaires de l'Allemagne, est en retrait de -12,6% (-14% à périmètre constant), sous l'effet combiné d'une baisse des prix et des volumes de matières et d'une évolution économique défavorable dans le secteur industriel et commercial. L'évolution du chiffre d'affaires du Royaume-Uni de +1,4% (-5,4% à périmètre et change constants) est le reflet d'une moindre activité construction sur les contrats intégrés et d'une forte baisse des volumes enfouis, dans un environnement macro-économique tendu.

En Amérique du Nord (+9,6% en courant et +0,3% à périmètre et change constants), la progression des activités de traitements des déchets spéciaux est compensée par une baisse du niveau d'activité dans les services industriels. En Asie-Pacifique, la progression du chiffre d'affaires de +13,6% (+3,7% à périmètre et change constants) bénéficie notamment de l'effet favorable de la taxe d'enfouissement en Australie.

Au 30 septembre 2012, la capacité d'autofinancement opérationnelle est stable et bénéficie principalement :

  • du retournement des difficultés opérationnelles de 2011 et des coûts de restructurations afférents notamment en Italie et en Afrique du Nord/Moyen-Orient ;
  • de la progression des activités de déchets spéciaux tant en France qu'à l'international ;

Ces éléments sont compensés par :

  • un effet de base défavorable sur les prix des matières premières notamment en France et en Allemagne, les neuf premiers mois de 2011 ayant connu des niveaux de prix historiquement élevés ;
  • et des hausses de prix insuffisantes pour faire face aux augmentations de coûts notamment sur la maintenance.

Le résultat opérationnel récurrent est en retrait par rapport au 30 septembre 2011 retraité. Il intègre les impacts des éléments ci-dessus et est affecté par des pertes de valeur sur actifs non courants liées au programme de recentrage géographique.

Services à l'Energie

Chiffre d'affaires (M€)

Au 30
septembre
2012

Au 30
septembre
2011
retraité

Variation
2012/2011

Dont
croissance
interne

Dont
croissance
externe

Dont effet de
change

5 181,2

4 777,2

8,5%

5,3%

2,9%

0,3%

Le chiffre d'affaires progresse de 8,5% (+5,3% à périmètre et change constants) ; la variation s'explique principalement par l'effet favorable du prix des énergies (de l'ordre de 176 millions d'euros comparé au 30 septembre 2011) essentiellement en France.

En France, le chiffre d'affaires progresse de 9,6% en courant (+10,8% hors effet de périmètre) sous l'effet de la hausse du panier combustible moyen combiné à la fois à un environnement climatique nettement plus favorable qu'en 2011 ainsi qu'à la hausse des volumes travaux.

A l'international, l'activité est en progression de 7,5 % (+0,7% à périmètre et change constants) ; la progression du prix de la chaleur sur l'exercice 2012 par rapport à 2011 compense la baisse des volumes (en République Tchèque notamment) et l'arrêt des subventions sur la vente d'énergie cogénérée en Hongrie. En Europe du Sud, l'activité largement développée en Italie avec les collectivités publiques est pénalisée par le contexte économique général et la politique de restriction budgétaire. En Espagne, le groupe a poursuivi son recentrage sur les activités de service. Par ailleurs, l'activité aux Etats-Unis recule en raison d'un effet climat défavorable combiné à un prix des énergies exceptionnellement bas.

La croissance externe du chiffre d'affaires de la division Energie sur 2012 s'explique principalement par l'acquisition du réseau de chaleur de Varsovie en octobre 2011.

Au 30 septembre 2012, la capacité d'autofinancement opérationnelle est en légère progression hors pertes de valeurs des créances italiennes comptabilisées, dès le 1er semestre 2012, à hauteur de 88,7 millions d'euros. Le résultat opérationnel récurrent est en retrait par rapport au 30 septembre 2011 retraité principalement en raison de la hausse des dotations aux amortissements liée notamment à l'acquisition du réseau de chaleur de Varsovie.

Autres

Chiffre d'affaires (M€)

Au 30
septembre
2012

Au 30
septembre
2011
retraité

Variation
2012/2011

Dont
croissance
interne

Dont
croissance
externe

Dont effet de
change

458,2

378,0

21,2%

14,8%

4,2%

2,2%

Le chiffre d'affaires du secteur opérationnel « Autres » est constitué principalement du produit des activités ordinaires de la SNCM, de ProActiva MedioAmbiente (Joint-venture avec le groupe FCC) et d'Eolfi (Energies renouvelables).

La croissance de ce secteur de 21,2% (+14,8% à périmètre et change constants) par rapport au 30 septembre 2011 retraité s'explique essentiellement par la croissance de Proactiva de 16,4% (+11,8% à périmètre et change constants).

La croissance externe du chiffre d'affaires de ce secteur opérationnel sur 2012 s'explique principalement par l'activité du groupe SNCM qui présente 9 mois d'activité au 30 septembre 2012 contre 7 mois au 30 septembre 2011.

La capacité d'autofinancement opérationnelle et le résultat opérationnel récurrent sont en retrait par rapport au 30 septembre 2011, notamment en raison des pertes de valeurs sur des projets éoliens enregistrées dans l'activité des énergies renouvelables aux Etats-Unis.

Définitions des indicateurs utilisés dans le présent communiqué de presse

La capacité d'autofinancement totale telle qu'indiquée dans le tableau des flux de trésorerie est composée de trois éléments : la capacité d'autofinancement opérationnelle intégrant les charges et produits opérationnels encaissés et décaissés (« cash »), la capacité d'autofinancement financière incluant les éléments financiers cash des autres revenus et charges financiers, et la capacité d'autofinancement des activités non poursuivies intégrant les charges et produits opérationnels et financiers cash reclassés en résultat net des activités non poursuivies en application de la norme IFRS 5.

Le résultat opérationnel récurrent correspond au résultat opérationnel ajusté des pertes de valeur sur écarts d'acquisition, des écarts d'acquisitions négatifs constatés en résultat et de certains autres éléments définis comme non récurrents. Un élément comptable est non récurrent s'il n'a pas vocation à se répéter à chaque exercice et s'il modifie substantiellement l'économie d'une ou plusieurs unités génératrices de trésorerie.

L'endettement financier net (EFN) représente la dette financière brute (dettes financières non courantes, courantes et trésorerie passive) nette de la trésorerie et équivalents de trésorerie et hors réévaluation des dérivés de couverture de la dette.

Le free cash flow correspond au cash généré (somme de la capacité d'autofinancement totale et du remboursement des actifs financiers opérationnels) net de la prise en compte de la partie cash des éléments suivants : (i) variation du BFR opérationnel, (ii) opérations sur capitaux propres (variations de capital, dividendes versés et reçus), (iii) investissements nets de cessions (y compris la variation des créances et autres actifs financiers), (iv) intérêts financiers nets versés et (v) impôts versés.

Le terme "croissance interne" (ou « à périmètre et change constants ») recouvre la croissance résultant :

  • du développement d'un contrat existant, notamment du fait de la hausse des tarifs et/ou volumes distribués ou traités,
  • des nouveaux contrats,
  • des acquisitions d'actifs affectés à un contrat ou un projet particulier.

Le terme "croissance externe" recouvre les acquisitions (intervenues sur l'exercice présent ainsi que celles ayant eu un effet partiel sur l'exercice passé), nettes de cessions, d'entités et/ou d'actifs utilisés sur différents marchés et/ou détenant un portefeuille de contrats multiples.

Le terme "variation à change constant" recouvre la variation résultant de l'application des taux de change de la période précédente sur l'exercice actuel, toutes choses restant égales par ailleurs.

Avertissement important

Veolia Environnement est une société cotée au NYSE et à Euronext Paris et le présent document de presse contient des « déclarations prospectives » (forward-looking statements) au sens des dispositions du U.S. Private Securities Litigation Reform Act de 1995. Ces déclarations ne sont pas des garanties quant à la performance future de la Société. Les résultats effectifs peuvent être très différents des déclarations prospectives en raison d'un certain nombre de risques et d'incertitudes, dont la plupart sont hors de notre contrôle, et notamment : les risques liés au développement des activités de Veolia Environnement dans des secteurs très concurrentiels qui nécessitent d'importantes ressources humaines et financières, le risque que des changements dans le prix de l'énergie et le niveau des taxes puissent réduire les bénéfices de Veolia Environnement, le risque que les autorités publiques puissent résilier ou modifier certains des contrats conclus avec Veolia Environnement, le risque que les acquisitions ne produisent pas les bénéfices que Veolia Environnement espère réaliser, les risques liés aux termes et conditions figurant habituellement dans les accords de cession, le risque que le respect des lois environnementales puisse devenir encore plus coûteux à l'avenir, le risque que des fluctuations des taux de change aient une influence négative sur la situation financière de Veolia Environnement telle que reflétée dans ses états financiers avec pour résultat une baisse du cours des actions de Veolia Environnement, le risque que Veolia Environnement puisse voir sa responsabilité environnementale engagée en raison de ses activités passée, présentes et futures, de même que les risques décrits dans les documents déposés par Veolia Environnement auprès de la U.S. Securities and Exchange Commission. Veolia Environnement n'a pas l'obligation ni ne prend l'engagement de mettre à jour ou réviser les déclarations prospectives. Les investisseurs et les détenteurs de valeurs mobilières peuvent obtenir gratuitement auprès de Veolia Environnement copie des documents enregistrés par Veolia Environnement auprès de la U.S. Securities and Exchange Commission.
Ce document contient des indicateurs non strictement comptables ("non GAAP) au sens de la règlementation (notamment Regulation G adoptée par la Securities and Exchange Commission américaine au titre de la loi américaine. Sarbanes-Oxley Act de 2002). Ces indicateurs non strictement comptables sont notamment conformément à l'exemption accordée par la règlementation américaine (Rule 100(c) of Regulation G)