Pour la plupart des médecins, le rôle de l'environnement sur la santé n'a rien d'évident. Ils entendent un discours ambiant souvent teinté de catastrophisme. Leurs patients leur posent des questions pour lesquelles ils sont souvent démunis : la catastrophe de Tchernobyl, les incinérateurs d'ordures ménagères, les antennes-relais pour la téléphonie mobile, les pesticides, constituent-ils une menace pour la santé ?
Malgré les améliorations de la qualité de nos milieux de vie, nous n'en avons pas fini avec les pathologies duesaux agents chimiques, biologiques ou physiques. Mais celles-ci ont changé de visage. Le temps des poisons est révolu. Il était marqué par des expositions et des doses importantes se traduisant rapidement par des effets souvent spectaculaires et faciles à repérer au niveau individuel dont la colique saturnine fournit un bon exemple. Est venu le temps des expositions à de faibles niveaux répétés pendant de longues périodes dont le mésothéliome pleural lié à l'amiante est l'archétype.



