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 03 Oct. 2019 



 

 

 

**L’Institut Veolia vient de publier un nouveau numéro de sa revue Facts Reports sur le thème de l’agriculture urbaine. Pour en débattre, il a organisé le 1er octobre au siège de Veolia, à Aubervilliers, un échange entre chercheurs, entreprises innovantes, architectes et experts qui ont analysé l’essor actuel de l’agriculture urbaine dans les pays développés et émergents. En relocalisant une partie de leur système alimentaire, les villes réinventent leurs liens avec l’agriculture.**

   ![](/sites/g/files/dvc4206/files/styles/default/public/image/2019/10/conference-institut-agriculture-urbaine-veolia.jpg.webp?itok=NHheViXZ)  Loïc Couttelle (2EI-Veolia), Marie Garnier (METRO), Nastaran Manouchehri (AgroParisTech), Morgane Ribault (Agricool)

   



## En 2050, nous vivrons dans un monde de villes redevenues vivrières

**Nicolas Renard**, directeur de la prospective de l’Institut Veolia, a rappelé en introduction qu’autrefois les « [villes organiques](https://www.institut.veolia.org/fr/perspectives-historiques-sur-les-liens-entre-ville-et-alimentation) » étaient façonnées autour du marché et de l’abattoir. Au XXème siècle, les impératifs de sécurité alimentaire ont séparé la ville de son alimentation. « Aujourd’hui, les consommateurs veulent reprendre la main sur leur système alimentaire, et l’agriculture urbaine devient un « espace de rurbanité », où la façon de produire et de consommer définit un nouveau rapport au monde et à la nature. Parce que 80% de la nourriture sera consommée en ville en 2050, et que la production alimentaire est actuellement responsable de près d’un quart des [émissions mondiales de gaz à effet de serre](https://www.institut.veolia.org/fr/lagriculture-urbaine-comme-strategie-de-reduction-des-risques-face-au-changement-climatique-et-aux), il faut rapprocher la production alimentaire des villes avec une meilleure utilisation des ressources grâce à l’économie circulaire, dans un monde où les villes seront redevenues vivrières. »

## Diversité de l’agriculture urbaine 

La conférence, animée par **David Menascé**, directeur d'Archipel&amp;co et professeur à HEC, a abordé la grande variété des formes et fonctions de l’agriculture en milieu urbain.

« [En Ile-de-France](https://www.institut.veolia.org/fr/les-nouvelles-technologies-au-service-de-lagriculture-urbaine), Agricool utilise 9 containers pour cultiver des fraises avec un système d’aéroponie en circuit fermé, intégrant des ruches pour la pollinisation. Les rendements obtenus sont 60 fois supérieurs aux fraises cultivées de manière traditionnelle (35 m2 équivaut à 4 000 m2), avec 20% et 30% de sucres et de vitamines en plus », a expliqué **Morgane Ribault**, directrice des relations publiques d’Agricool. Pour cette entreprise émergente, le prochain défi est celui du changement d’échelle.

**Nastaran Manouchehri,** chercheur en chimie de l'environnement et risque sanitaire et directrice des études et de la pédagogie, AgroParisTech, a développé l’exemple des cultures en plein air, sur les toits et en pleine terre, ainsi que les [mesures à prendre en matière de risques sanitaires](https://www.institut.veolia.org/fr/les-enjeux-sanitaires-de-lagriculture-urbaine-evaluer-les-risques-et-encadrer-les-pratiques). « L’agriculture urbaine est exposée à plusieurs pollutions liées à la qualité de l’air et des sols, en fonction des modes de production ainsi que des réactions des plantes aux polluants. Les programmes de recherche [REFUGE](http://www.inra.fr/Entreprises-Monde-agricole/Resultats-innovation-transfert/Toutes-les-actualites/REFUGE) et [T4P](http://www2.agroparistech.fr/T4P-un-Projet-de-recherche-innovant-pour-des-Toits-Parisiens-Productifs.html) d’AgroParisTech et de l’INRA sur les fermes urbaines en région parisienne, développent une meilleure compréhension des risques pour concilier bien-être et respect de la santé ».

**Marie Garnier**, directrice qualité et développement durable de METRO France, a rappelé l’importance de la transparence pour garantir l’acceptabilité des produits issus de l’agriculture urbaine. **[A Nanterre](https://www.institut.veolia.org/fr/favoriser-lacces-aux-produits-issus-de-lagriculture-urbaine-le-cas-de-metro-et-infarm)**, “un potager vertical en intérieur est opéré en hydroponie par la startup Infarm à l’intérieur de l’entrepôt METRO, sous les yeux des clients. Ses 80 m2 sur 7 niveaux permettent de produire 600 à 700 plantes aromatiques par jour, soit 4 tonnes par an. Cet approvisionnement ultra-local garantit arômes et saveurs intenses pour des variétés rares et de qualité ».

**Anthony Bechu**, architecte et directeur de l’agence Bechu &amp; Associés, a élargi le débat aux domaines de l’urbanisme et du développement, à partir de son expérience **[en Chine](https://www.institut.veolia.org/fr/recreer-du-lien-entre-ville-et-nature-par-larchitecture)** : « À Shenyang, l’approche urbaine régénérative intègre un quartier urbain à un paysage rural composé de 8 îlots agricoles. Face au changement climatique et à l’urbanisation massive, l’architecture bioclimatique et l’agriculture urbaine retissent les liens sociaux et culturels entre ville et campagne. »



 

 

 



## L’agriculture urbaine est déployée au Nord comme au Sud

L’urbanisation se développe dans les pays du Sud avec des niveaux élevés d’informalité et de pauvreté, en l’absence d’infrastructures de base suffisantes. Cette [agriculture locale contribue à la résilience des villes](https://www.institut.veolia.org/fr/agriculture-periurbaine-et-urbanisation-les-cas-de-jakarta-et-daddis-abeba) : les rizières de **Jakarta** (Indonésie) renforcent les communautés face au changement climatique ; à Addis-Abeba (Ethiopie), l’accroissement de la densité urbaine libèrent des terres cultivées qui fournissent des services écosystémiques vitaux. L’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture ([FAO](http://www.fao.org/urban-agriculture/fr/)) [soutient l’agriculture urbaine dans le monde](https://www.institut.veolia.org/fr/lagriculture-urbaine-dans-les-pays-du-nord-et-du-sud-une-perspective-de-la-fao) entier en fonction des aspirations des populations.   
**Au Nord**, l’agriculture urbaine offre de [nouveaux débouchés au compostag](https://www.institut.veolia.org/fr/le-renouveau-de-lagriculture-urbaine-une-opportunite-pour-la-filiere-du-compostage)e des déchets organiques au profit de l’environnement et de relations sociales de proximité, avec un souci de préservation de la santé. Et d’ici à 2050, l’[agriculture à haut rendement en environnement contrôlé](https://www.institut.veolia.org/fr/agriculture-urbaine-potentiel-reel-ou-effet-de-mode) se donnera les moyens de nourrir la population mondiale tout en contribuant à arrêter l’effondrement des écosystèmes : des élevages d’insectes fourniront des protéines de grande qualité ; des [fermes verticales](https://www.institut.veolia.org/fr/les-fermes-verticales-un-modele-dagriculture-en-interieur-viable-pour-les-villes) multiplieront la surface cultivée renforçant l’autosuffisance alimentaire des villes.

### Quelques exemples explorés dans la revue :

- **[En Equateur](https://www.institut.veolia.org/fr/soutenir-les-habitants-vulnerables-par-lagriculture-urbaine-lexemple-de-la-ville-de-quito)** depuis 2002, le programme d’agriculture urbaine participative de Quito (Agrupar) autonomise des populations vulnérables : 4 500 agriculteurs produisent 960 tonnes par an pour 21 000 bénéficiaires dont 84 % de femmes.
- **[Au Brésil à São Paulo](https://www.institut.veolia.org/fr/la-reappropriation-de-lespace-urbain-les-jardins-partages-au-bresil)**, les jardins communautaires d’Horta das Corujas basés sur une agriculture sans pesticides améliorent l’intégration socio-spatiale, basée sur un accès collectif à la terre.
- **[A Singapour](https://www.institut.veolia.org/fr/construire-des-fermes-urbaines-durables-avec-le-soutien-du-gouvernement-singapour)**, 200 jardins urbains du projet Citizen Farm d’Edible Garden City renforcent les liens de la population avec son alimentation et produisent 300 kg de légumes par mois. Cette « ville potager » est le chef de file de la production alimentaire en milieu urbain.

### Les solutions de Veolia basées sur ses métiers de l’eau, de l’énergie et des déchets 

Veolia part d'un constat simple, explique **Loïc Couttelle**, directeur de projet chez 2EI-Veolia : “La ville produit de la chaleur fatale, qu’on peut récupérer et valoriser. Elle a également besoin d’eau, qu’il faut ensuite traiter. Et produit des déchets qui peuvent devenir des ressources. L’exploitation, la réutilisation de ces ressources, font partie du savoir-faire de Veolia. C’est pour cette raison que le groupe s’intéresse à l’agriculture urbaine, dans une démarche d’économie circulaire.” , il a ainsi rappelé que face à l’artificialisation croissante des sols et aux bouleversements climatiques, Veolia propose aux territoires des solutions locales basées sur ses métiers historiques Eau, Énergie, Déchets : « L’aquaponie et le micro maraîchage bio-intensif délivrent une production à forte valeur ajoutée et de nombreux services écosystémiques. Deux boucles circulaires expérimentales à Bruxelles et à Lille valorisent des ressources inutilisées et répondent aux attentes des consommateurs. ».

- **[A Bruxelles](https://www.institut.veolia.org/fr/deployer-les-solutions-de-lagriculture-urbaine-vers-une-nouvelle-offre-pour-les-territoires)** sous le toit du Foodmet, la Ferme Abattoir basée sur l’économie circulaire produit annuellement en aquaponie 15 tonnes de tomates, 35 tonnes de poissons, herbes aromatiques et fruits rouges, en recréant un écosystème qui transforme le traitement des eaux des bassins d’aquaculture en nutriments pour les plantes.
- Dans les **[Hauts-de-France](https://www.institut.veolia.org/fr/deployer-les-solutions-de-lagriculture-urbaine-vers-une-nouvelle-offre-pour-les-territoires)**, le pilote de micro maraîchage bio-intensif, sur le site du marché d’intérêt national de Lomme (Lille), permet de développer l’expertise du Groupe sur ce mode de culture complexe. Il s’agit de produire sur des petites surfaces, avec des rendements élevés, tout en régénérant les sols par les mécanismes du vivant, sans intrants chimiques. Ces solutions sont adaptées aux contraintes du milieu urbain.



 

 

 



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Nicolas Renard, Directeur de la Prospective, Institut Veolia

 

 

 

 

 

 



 

   ![David Menascé, directeur d'Archipel&co et professeur à HEC](/sites/g/files/dvc4206/files/styles/carousel/public/image/2019/10/diapo%2002%20david-menasce%CC%81.jpg.webp?itok=WqjBpNlk)   





 

David Menascé, directeur d'Archipel&amp;co et professeur à HEC

 

 

 

 

 

 



 

   ![Marie Garnier, directrice qualité et développement durable de METRO France](/sites/g/files/dvc4206/files/styles/carousel/public/image/2019/10/diapo%2003%20marie-garnier.jpg.webp?itok=zxYnrg25)   





 

Marie Garnier, directrice qualité et développement durable de METRO France

 

 

 

 

 

 



 

   ![Loïc Couttelle, directeur de projet chez 2EI Veolia](/sites/g/files/dvc4206/files/styles/carousel/public/image/2019/10/diapo%2004%20loi%CC%88c-couttelle.jpg.webp?itok=A68NQEYr)   





 

Loïc Couttelle, directeur de projet chez 2EI Veolia

 

 

 

 

 

 



 

   ![Morgane Ribault, directrice des relations publiques d’Agricool](/sites/g/files/dvc4206/files/styles/carousel/public/image/2019/10/diapo%2005%20margane-ribault.jpg.webp?itok=98rKTwFa)   





 

Morgane Ribault, directrice des relations publiques d’Agricool

 

 

 

 

 

 



 

   ![Anthony Bechu, architecte et directeur de l’agence Bechu & Associés](/sites/g/files/dvc4206/files/styles/carousel/public/image/2019/10/diapo%2006%20anthony-bechu.jpg.webp?itok=iStz8Z0L)   





 

Anthony Bechu, architecte et directeur de l’agence Bechu &amp; Associés

 

 

 

 

 

 



 

   ![Nastaran Manouchehri, chercheur en chimie de l'environnement et risque sanitaire et directrice des études et de la pédagogie, AgroParisTech](/sites/g/files/dvc4206/files/styles/carousel/public/image/2019/10/diapo%2007%20nastaran-manouchehri.jpg.webp?itok=yUfbJbWN)   





 

Nastaran Manouchehri, directrice des études et de la pédagogie, AgroParisTech

 

 

 

 

 

 



 

 

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****En savoir plus****

&gt; [Le nouveau numéro de la revue de l’Institut Veolia : "Agriculture urbaine, nourrir les villes autrement"](https://www.institut.veolia.org/fr/nos-contenus/la-revue-de-linstitut-facts-reports/agriculture-urbaine-nourrir-les-villes-autrement)

&gt; [Les métiers de Veolia, référence mondiale de la gestion optimisée des ressources](https://www.veolia.com/fr/groupe/profil/nos-metiers)

&gt; [Press day 2018 : Comment nourrir 9 milliards d’humains en 2040 ?](https://www.veolia.com/fr/newsroom/press-day-2018/comment-nourrir-9-milliards-d-humains-en-2040)

&gt; [La ville circulaire : créer des boucles locales pour générer de la valeur territoriale](https://www.veolia.com/fr/marches/municipal/economie-circulaire-villes)