Média
9 novembre 2015

COP 21 : Nouvelles solutions pour réduire les émissions de méthane, une conférence internationale de l’Institut Veolia

L’Institut Veolia a organisé ce jour au Conseil économique, social et environnemental à Paris une conférence internationale sur les solutions permettant de réduire les émissions de méthane, en partenariat avec l’Agence française de développement et la Fondation Prince Albert II de Monaco. Scientifiques et opérateurs publics et privés des secteurs agricoles, pétrole/gaz et déchets ont présenté des innovations répondant à ce défi climatique majeur. Le PDG de Veolia Antoine Frérot a exposé le positionnement et la contribution du Groupe dans le domaine.

 
Methane - Veolia Institute
















 Le méthane, plus facile et moins cher à traiter que le CO2
Le méthane est un gaz à effet de serre à fort potentiel de réchauffement. Son influence apparente sur le climat est faible car sa durée de vie (12 ans) est très inférieure à celle du CO2. Evaluée sur un siècle, la contribution du méthane aux émissions de gaz à effet de serre s’élève à 14 %. Mais rapportée à 20 ans, elle atteint près de 40 %, soit autant que celle du CO2. Développer des solutions pour limiter les émissions de méthane permettrait donc d’atteindre des résultats rapides dans la réduction globale des émissions de gaz à effet de serre, en seulement une ou deux décennies. De plus, le méthane est plus facile et moins cher à capter et valoriser que le CO2.
 


Des solutions d’économie circulaire pour valoriser le méthane
Veolia développe des solutions qui permettent de capter et transformer le méthane issu des déchets en en électricité ou en chaleur, dans des partenariats avec les municipalités et les industriels. Par exemple, en France sur le site d’Artois , Veolia transforme les déchets en biogaz et en compost via la méthanisation de la matière organique ; en Chine, le Groupe récupère et valorise le méthane généré par le site d’enfouissement de Laogang  pour produire de l’électricité.

 

Adopter un double principe « qui pollue paie » et « qui dépollue est aidé ».

Les solutions qui permettent de réduire les rejets de méthane et de gaz carbonique ont un coût qui n’est pas assez intégré dans les activités économiques. Pour remporter la bataille du climat, il faut instaurer un prix robuste et prévisible du carbone, pour réorienter les investissements vers des procédés moins carbonés. Il faut appliquer le principe pollueur-payeur aux gaz à effet de serre, à l’instar de ce qui se pratique avec succès pour les eaux usées et les déchets.

 
Antoine Frérot, PDG de Veolia

« Aucune des solutions existantes pour diminuer les émissions de carbone ne sera déployée à une échelle suffisante, sans que soit fixé un prix du carbone dissuasif pour les pollueurs et incitatif pour les dépollueurs, selon le double principe « qui pollue paie » et « qui dépollue est aidé », a expliqué Antoine Frérot.


De nombreuses collectivités et entreprises engagées dans des stratégies à bas carbone attendent des Etats qu’ils définissent un cadre stable, mobilisateur, sécurisant leurs investissements anti-carbone.

 

Pour Antoine Frérot « une solution réaliste consiste à créer des groupes de pays, rassemblés autour de formules de coopération efficaces, et organiser à terme leur convergence future. Avec des incitations financières et des réglementations ambitieuses, nous pouvons gagner la bataille du climat».

  

Pour en savoir plus :

> La conférence « Réduction du méthane : science et solutions innovantes » : www.conference-methane.org
> L’Institut Veolia : http://www.institut.veolia.org/
> La position de Veolia à propos du méthane : http://cop21.veolia.com/fr/nos-3-priorites-pour-lutter-contre-le-dereglement-climatique
> Les solutions de Veolia pour le Méthane : http://cop21.veolia.com/fr/blog-categories/methane

Date de publication : 9 novembre 2015