Média
18 juillet 2014

« Depuis 2001, 1,5 million de Nigériens supplémentaires ont eu un accès à l'eau », souligne Rémi Bourgarel

Le directeur de Veolia pour le Niger, Rémi Bourgarel, revient sur le rôle de Veolia dans le développement de l’accès à l’eau des Nigériens.

 
Remi Bourgarel

> Comment décririez-vous la problématique de l’eau au Niger ?

La croissance démographique, l’une des plus fortes au monde, et la densité urbaine de la capitale Niamey font pression sur des ressources en eau limitées. Une pression renforcée par la mauvaise qualité de l’eau du fleuve Niger qui nécessite des traitements poussés.

Veolia déploie donc au Niger tout son savoir-faire dans cette course contre la montre du développement de l'accès à l'eau, priorité numéro 1 du secteur dans ce pays.
 

> Quelles actions principales ont été menées par Veolia et pour quels résultats ?

new - niger Rémi Bourgarel ITW

Veolia est présent au Niger depuis 2001 au travers de la SEEN, en charge de la production et de la distribution de l'eau dans les centres urbains et semi-urbains du pays, soit 54 villes et villages répartis sur tout le territoire. La priorité a été donnée au développement des compétences et au transfert de savoir-faire, ainsi qu’au déploiement des meilleures techniques disponibles.


Pour ce faire, nous nous appuyons notamment sur un partenariat avec le campus Veolia Sud-Ouest.  Nous avons également mis en place des campagnes d’information originales, visant à sensibiliser les responsables de quartiers, les femmes ou les jeunes. Le taux d’alphabétisation étant inférieur à 30 %, nous communiquons avec des illustrations.

 

Et aujourd'hui, dans ce pays, qui est l'un des plus pauvres du monde, la qualité de l'eau au robinet, le service offert aux clients et les pratiques d'exploitation de la SEEN sont comparables aux autres exploitations de Veolia à travers le monde.

 

> Le réseau a été étendu de plus de 2000 km et 58 000 branchements sociaux ont été réalisés. Que traduisent ces chiffres ?​

Depuis 2001, près d’1,5 million de Nigériens supplémentaires ont ainsi eu ​un accès à l'eau, soit directement par un branchement individuel, soit via une borne-fontaine, sorte de branchement d'eau collectif géré par un fontainier.

Chaque année, pour amener l'eau dans les nouveaux quartiers des villes, plusieurs dizaines, voire  plusieurs centaines de kilomètres de réseaux sont construits afin de raccorder toujours davantage de personnes.

La production d'eau a été multipliée par deux également, pour satisfaire une demande sans cesse croissante. En 2013, les objectifs du Millénaire pour le développement en ce qui concerne l'accès à l'eau dans les villes du Niger ont été atteints
fontaine-niger
usine eau niger
chateau-eau



> Quels sont vos objectifs pour les années à venir ?

Nous devons poursuivre nos efforts pour maintenir ce niveau de qualité de service et toujours​ développer l'accès à l'eau. C'est un défi permanent, qui mobilise les 620 salariés de la SEEN.

Nous travaillons à développer également l'expertise de Veolia sur les autres défis auxquels sont confrontées les villes d'Afrique : la propreté urbaine et l'assainissement
 

L'accès à l'eau
priorité
n°1

58000
branchements 
sociaux réalisés


 

La production d'eau
a été multiplié
par deux