Média
31 mars 2015

​ Quelles stratégies des entreprises pour gagner la bataille du climat ?

Lors de la conférence d’ouverture du salon Produrable à Paris, Antoine Frérot, vice-président du réseau des Entreprises pour l’Environnement (EpE) et PDG de Veolia, présente les stratégies Climat des entreprises pour limiter la hausse des températures à +2°C.

Produrable logo
L’objectif : préparer la conférence des Nations Unies COP21 qui réunira 194 nations à Paris en décembre prochain et gagner la bataille du climat. Les responsables politiques, la société civile et les entreprises se mobilisent au salon Produrable[1] pour faire émerger les solutions qui permettront de stabiliser la hausse des températures à 2°C et de décarboner progressivement l’économie. Les entreprises déploient leur stratégie autour de plusieurs axes : économies d’énergie, efficacité énergétique, énergies renouvelables, technologies qui captent et valorisent les gaz à effets de serre.
 

Changer de modèle

Le dérèglement climatique résulte d’un modèle économique fondé sur les énergies fossiles fortement émettrices de gaz à effet de serre, avec un schéma linéaire « Extraire – Fabriquer – Jeter », en prélevant toujours plus de matières, d’eau, et d’énergie dans la nature. A l’échelle planétaire, il faut donc adopter un nouveau modèle d’économie, plus circulaire, plus sobre, utilisant des ressources renouvelables. Pour y parvenir, Veolia invente pour ses clients municipaux et industriels des solutions économes en ressources, qui améliorent la productivité de chaque calorie, de chaque kg de matières première, ou de chaque m3 d’eau prélevé dans la nature.
 
Un exemple : la production de matières premières secondaires à partir de déchets émet beaucoup moins de CO2 que l’extraction des matières premières. Ainsi, le plastique (PET) recyclé économise 70% d’émissions de CO2 par rapport au PET vierge.
Privilégier localement le recyclage pour faire des énergies fatales des uns les ressources énergétiques des autres, ou pour faire des déchets des uns les matières premières des autres, a permis à Veolia de cumuler 6,8 millions de tonnes éq. CO2 d’émissions évitées et 15,3 millions de tonnes éq. CO2 d’émissions réduites en 2014, soit l’équivalent des émissions annuelles d’une ville de 2,7 millions d’habitants.[2] 
 

Une action commune et coordonnée

Il faut accroître les efforts d’innovation et de coopération pour organiser un recyclage permanent des ressources dans un cycle sans fin, ou presque, et généraliser cette nouvelle économie bas carbone qui ne porte pas atteinte au climat. Toutes les parties prenantes internes et externes de l’entreprise sont aujourd’hui concernées et impliquées : des pouvoirs publics aux actionnaires en passant par les fournisseurs, les prêteurs et bien sûr la société civile dans son ensemble.
 
Antoine Frérot, PDG de Veolia
«Aucune de ces solutions ne suffit isolément. Aucune de nos entreprises ne peut à elle seule créer les marchés qui assureront le succès de ces stratégies. C’est au contraire dans l’action commune et coordonnée que réside le remède à nos maux climatiques. Approfondir le dialogue avec les pouvoirs publics et toutes les parties prenantes devient un enjeu capital pour généraliser la diffusion sur le terrain des «solutions anti-CO qui ont fait leur preuve.», souligne Antoine Frérot

Veolia veut contribuer à un développement bas carbone et résilient à travers sa mission « Ressourcer le monde ». Et pour le succès de la COP21, Veolia recommande :
  • un prix stable et robuste du carbone, permettant d’orienter les financements vers les technologies à bas carbone ;
  • des objectifs clairs, lisibles et ambitieux, pour limiter le réchauffement à  2° C
  • des propositions limitant les polluants atmosphériques à courte durée de vie, comme le méthane, qui ont un impact environnemental important à court terme.
 
[1] Le salon Produrable est organisé sous l’égide du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie, et soutenu par les principaux réseaux professionnels ORSE, OREE, IDDRI, EpE
[2] Source CDC Climat – Key Figures 2014, selon une approche territoriale, un européen émet en moyenne 8,2 tonnes éq. CO2.