Plus que jamais, il y a urgence à irriguer l'Afrique et à alimenter ses villes en eau.

"Au fil des siècles, les épidémies ont bouleversé nos vies, redessiné des pans entiers de la société, redéfini les relations humaines et changé l’histoire. Aujourd’hui le Covid-19 nous rappelle à quel point l’eau reste notre alliée la plus sûre pour se protéger contre la propagation du virus et éviter d’allonger encore la liste des 2,6 millions de personnes qui meurent chaque année des conséquences d’une eau insalubre.

 

Rappelons, que dès sa création, en 1853, Veolia a montré la voie en faisant de l'accès à l'eau potable un levier essentiel de santé publique et de qualité de vie. Visionnaires et pionniers, ses fondateurs répondaient ainsi à Louis Pasteur quand il évoquait déjà au milieu du 19ème siècle : "Nous buvons 80% de nos maladies !".

L'émoi causé par cette pandémie met encore en évidence l'importance vitale de l'accès à l'eau et l'hygiène, dix ans après la reconnaissance du droit humain à l'eau potable et à l'assainissement par les Nations Unies. En dépit des efforts de prospective et de prévention, l'impensable et l'imprévisible s'invitent dans nos vies, et il faut bien faire face, c'est à dire être résilient.

Plus que jamais, il y a urgence à irriguer l'Afrique et à alimenter ses villes en eau. Des solutions existent et il est possible de doter les pays du continent des infrastructures nécessaires lorsque certaines conditions sont réunies. Pour cela, nous devons dépasser la conception classique de l'aide, pour construire celle de l'investissement pour le développement. Le continent africain n'est pas un continent des coups, mais celui de la capacité à résister aux coups. Un engagement à long terme des différentes parties prenantes est la meilleure solution pour assurer sa résilience."

 

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Lire la tribune de Christophe Maquet dans La Tribune Afrique (1.15 Mo)