Antoine Frérot participait vendredi dernier au débat sur les enjeux juridiques et économiques du Pacte mondial pour l'environnement

Vendredi 22 juin s’est tenu à Paris un débat sur les enjeux juridiques et économiques du Pacte mondial pour l'environnement. La rencontre a notamment réuni Laurent Fabius - ancien président de la COP 21 et président du Conseil constitutionnel -, Jeffrey Sachs - conseiller spécial du Secrétaire général de l’ONU - et Antoine Frérot - le PDG de Veolia.

Vers un Pacte mondial pour l’environnement

Après l’Accord de Paris pour le climat en 2015, le Pacte mondial pour l’environnement se veut le premier traité international pour une gouvernance mondiale de l’environnement.

Il repose sur deux principes : le droit à un environnement sain, et le devoir de le protéger et d’en prendre soin. Ce cadre juridique met aussi l’accent sur le rôle de la société civile, des acteurs économiques et des territoires dans la protection de l'environnement.

Suite à la présentation de l’avant-projet par le président de la République française Emmanuel Macron devant l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre dernier, l’ONU a adopté à une large majorité une résolution initiant la création d’un groupe de travail intergouvernemental. Les recommandations qui en découleront seront présentées à l’Assemblée générale des Nations unies de 2019.

« Ce pacte est un changement de paradigme : il permet de faire au niveau de l’environnement ce qui a été fait pour les droits humains. Si on veut que les acteurs économiques s’y retrouvent et puissent agir, il faut du droit. Et l’extraterritorialité de ce droit repose sur un souci croissant pour l’environnement, et sur une modification fondamentale de notre rapport au vivant, à l’espace et au temps. Les responsabilités ne sont plus localisées. Ce mouvement va dans le sens d’une responsabilité de plus en plus forte et de plus en plus large », a expliqué Laurent Fabius.

 

Ce Pacte mondial garantit aux entreprises un cadre prédictible
 

Participant au débat, Antoine Frérot a déclaré : « Les entreprises doivent prendre des engagements pour la protection de l’environnement, qui conditionnent leur droit d’opérer à long terme. C’est dans ce contexte que le Pacte est une bonne nouvelle. Il permettra de clarifier davantage ce qu’on attend des entreprises. Il offre une prévisibilité, une stabilité et une sécurité juridique que les entreprises réclament. »

En savoir plus : 

Veolia a participé au 8ème Forum mondial de l’eau de Brasilia (22 mars 2018), et y a organisé une conférence sur “le Pacte mondial pour l’environnement : un projet compatible avec l’entreprise ?”
La Responsabilité sociétale (RSE) de Veolia
Pacte mondial pour l’environnement
Accord de Paris pour le climat et la COP 21