A l’occasion de la Climate Week, Veolia propose ses solutions basées sur la nature

La Climate Week se tient du 23 au 27 septembre à New-York. Parmi les nombreux événements organisés, Veolia a participé à l’événement organisé par The Nature Conservancy sur “Le déploiement à grande échelle des Nature-Based Solutions (NBS) - solutions basées sur la nature - dans tous les secteurs”. Pierre Victoria, directeur du développement durable de Veolia, est intervenu pour donner le point de vue des entreprises du secteur de l’eau. Les conséquences du dérèglement climatique impactent particulièrement les ressources en eau, tant au niveau de la qualité que de leur disponibilité. Les  solutions basées sur la nature peuvent être une réponse au défi de l’adaptation.  Les recommandations issues de ces échanges seront transmises à la Commission mondiale sur l'adaptation au changement climatique. 

 

Développer nos connaissances sur l’efficacité des solutions NBS 

Afin de développer largement ces solutions, il est indispensable de renforcer nos connaissances et l’évaluation de leurs performances. Dans un premier temps, les systèmes hybrides combinant des infrastructures vertes (NBS) et grises (traitement classique de l’eau) peuvent apporter une garantie de qualité de traitement et prouver leur efficacité.

Pour intégrer les solutions basées sur la nature dans nos process et nos offres, nous devons
travailler sur une meilleure connaissance de l'impact de ces solutions sur la performance des services. C’est sur la base d'une évaluation de ces pratiques qu'elles pourront s'intégrer dans une vision à long terme et se déployer à plus grande échelle.
Pierre Victoria
directeur du développement durable de Veolia

Les NBS doivent être intégrées au modèle économique du secteur de l’eau

Les rapports mondiaux du GIEC et de l'IPBES ont souligné les fortes interconnexions entre climat, nature et biodiversité. Pour atteindre les objectifs de l'Accord de Paris, le modèle économique des entreprises de l'eau doit évoluer et inclure progressivement des solutions basées sur la nature. 
Ces entreprises permettront ainsi à leurs clients de modéliser, diagnostiquer et mettre en œuvre des actions efficaces ; et devront, pour y parvenir, réunir toutes les parties prenantes (municipalités, industriels, agriculteurs, ONG, citoyens) dans une démarche collective et une vision globale.

 

Satisfaire les populations et obtenir des résultats pour les écosystèmes

Pour concevoir des solutions collectives, le Fonds de l'eau (Water Funds) - une initiative de The Nature Conservancy - réunit les différentes parties prenantes (public, privé et société civile) qui collaborent pour sécuriser l’approvisionnement de l'eau et résoudre les conflits d’usage auxquels les villes sont confrontées. Objectifs : améliorer les connaissances sur la sécurité de l'eau en apportant des preuves scientifiques ; avoir un impact positif sur la gouvernance de l'eau par une vision partagée ; développer des projets d’infrastructures naturelles rentables (NBS) dans les bassins versants (comme au Mexique et en Amérique latine) ; partager les avantages des NBS avec les communautés : bien-être, loisirs, éducation, attractivité économique, emplois verts, tourisme.

 

Le principal défi demeure : s’éloigner du court terme

Si nous n'agissons pas ensemble et sur le long terme, des dommages irréversibles seront causés sur les écosystèmes environnementaux et aquatiques. C’est une question d'urgence écologique, mais aussi sociale et économique. Les solutions NBS peuvent être efficaces, mais elles reposent sur notre capacité à gagner collectivement la course contre la montre dans la lutte contre le dérèglement climatique.
Pierre Victoria
P. Victoria (1er à gauche), avec J. Bavishi (NYC), D. Herndon (Nestle), C. Cunliffe (AXA) et H. Morgan (Aecom)