Comment nourrir 9 milliards d’humains en 2040 ?

En 2040, la planète comptera 9 milliards d’habitants soit 2 milliards de plus qu’en 2017.

Compte tenu de cette croissance démographique et de l’explosion des classes moyennes, on estime que d’ici à 2050, il faudra augmenter la production alimentaire mondiale de 50 %.

 


Comment produire durablement toute cette nourriture, alors que les ressources en sols, en eau et en énergie se raréfient ?
 

→ Réduire la pression sur les terres agricoles

L’urbanisation galopante et les changements climatiques exercent une pression croissante sur les terres arables. De plus, leur qualité se dégrade inexorablement. Protéger les sols est donc un impératif absolu si l’on veut répondre à la demande alimentaire et éviter des catastrophes humanitaires. 
 

Risque de baisse de 30 % de la productivité des terres cultivées d’ici 2050

 

→ Utiliser l’eau et l’énergie de façon plus durable et efficiente 

Aujourd’hui, l’agriculture consomme 70% des volumes d’eau prélevés dans le monde. La chaîne de production et d’approvisionnement agro-alimentaire absorbe 30% de toute l’énergie consommée sur la planète. De telles proportions impactent l’environnement et génèrent des conflits d’usage. Alors que le monde devra faire face à un déficit hydrique global de 40% dès 2030 et que la demande énergétique mondiale devrait croître de 30% d’ici 2040, il est urgent de développer un usage plus efficient de l’eau et de l’énergie tout au long de la chaîne agro-alimentaire.
 

L’agriculture consomme 70% des volumes d’eau prélevés dans le monde.

 
 

 

→ Diversifier les sources de protéines

Avec le développement de la classe moyenne mondiale, la demande en protéines animales sera multipliée par deux d’ici 2050. Le développement de l’élevage que cela induit aura un impact négatif sur l‘environnement, générant des émissions de gaz à effet de serre et nécessitant plus d’eau et de terres.
 

→ Améliorer la traçabilité alimentaire

Face à des crises alimentaires qui se sont succédé ces dernières années, on constate une exigence de traçabilité accrue des consommateurs. Il sera essentiel dans les prochaines années de pouvoir leur offrir des garanties sur l’origine et la qualité de leur alimentation.



Solutions et expérimentations de Veolia pour le monde de demain

A travers ses métiers historiques de gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie, Veolia développe de nombreuses initiatives et expérimentations qui permettent d’utiliser les ressources plus efficacement et d’améliorer la productivité des terres, sans recourir aux engrais chimiques.
 

  • Le Groupe produit des engrais et fertilisants alternatifs au « tout chimique », à partir de déchets organiques (près d’Arras par exemple) ou de boues d’épuration (à Milwaukee aux Etats-Unis notamment). En Allemagne, Veolia a mis au point la technologie Struvia™, qui permet de récupérer, valoriser et réutiliser le phosphore contenu dans les eaux usées municipales et certains effluents industriels.
     
  • Pour préserver la ressource en eau, Veolia développe partout dans le monde des solutions d’irrigation reposant sur le recyclage des eaux usées. En France, le Groupe mène un partenariat innovant avec la FNSEA sur le « reuse intelligent ». Cette approche permet de réutiliser les eaux usées pour l’agriculture et de conserver les éléments nutritifs qu’elles contiennent comme l’azote, le phosphore ou encore le potassium, limitant le recours aux engrais chimiques.
     
  • Parallèlement à ces solutions liées à ses activités traditionnelles, le Groupe s’intéresse à de nouveaux domaines d’expérimentation. L’un d’eux concerne la production de protéines animales à partir de larves d’insectes. En France et en Malaisie, Veolia est partenaire de deux startups spécialisées en entomoculture - Mutatec et Entofood -, qui élèvent des larves de mouche sur des biodéchets avant de les transformer en huile et en farine pour l’alimentation des poissons. La généralisation de ce type de procédés permettrait de réduire considérablement l’espace consacré à l’élevage et aux cultures destinées à l’alimentation animale.
 

ENTOFOOD : des fermes d'insectes pour nourrir l'aquaculture