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Estelle Brachlianoff au forum “Le monde nouveau” : « Les industriels européens ont l'ambition de devenir les champions mondiaux de la transition écologique »


« Le monde nouveau », forum de la transition environnementale et sociétale, se déroule du 30 septembre au 3 octobre à Montpellier (France). Il est dédié aux citoyens, aux collectivités et aux entreprises pour promouvoir une transition écologique et inclusive. Répondant à la question : “existe -t-il un financement de la transition compatible avec ces exigences” (table ronde du 30 septembre), Estelle Brachlianoff, directrice générale adjointe en charge des opérations de Veolia, a expliqué la vision du Groupe.

Financer la transition écologique représente un défi pour les investisseurs publics et privés. De nouveaux modèles économiques, inspirés par les notions de sobriété et de solidarité, prennent désormais en compte le capital social et environnemental. Ces nouveaux mécanismes de financement s’appliquent dans les territoires en mobilisant toutes les parties prenantes : citoyens, collectivités et entreprises.
 


“Il faut que polluer coûte plus cher que dépolluer”

En Occitanie comme ailleurs, la rareté de la ressource en eau, les problèmes de sécheresse et d’inondation sont des sujets centraux. Veolia a des solutions dans ce domaine, comme la réutilisation des eaux usées de stations d’épuration pour faire de la micro-irrigation agricole.


Au-delà des projets environnementaux, nous avons besoin d’un changement de système. Il faut que polluer coûte plus cher que dépolluer ; ce n’est pas toujours le cas aujourd’hui. Le principe “pollueur-payeur” sera fondamental pour que nous puissions aller plus vite. Par exemple, en intégrant les externalités négatives dans les prix, grâce à la fiscalité, comme une taxe carbone aux frontières de l'Europe. Les industriels européens prônent une taxonomie verte, claire et lisible, car ils ont l'ambition de devenir des champions mondiaux de la transition écologique. C’est le cas pour l’économie circulaire des batteries de véhicules électriques où Veolia, avec des PME et d’autres grands groupes, déploie un projet industriel de récupération des métaux. Car nous savons que dans 30 ans, le facteur limitant des véhicules électriques sera la rareté des ressources : nous n'aurons plus assez de nickel, de lithium et de cobalt pour produire des batteries. Ce projet crée des emplois et réindustrialise les territoires en France. Chez Veolia, nous proposons une écologie des solutions. Nous sommes là pour trouver ces solutions et les mettre en œuvre sur les territoires, pour avancer de façon concrète avec nos partenaires, a conclu Estelle Brachlianoff.