Pourquoi ne pas viser l’objectif d’émissions zéro de méthane dans les centres de déchets ?

NOTRE REPONSE

Enfouis dans un centre de stockage, les déchets fermentent et émettent du méthane, un gaz à effet de serre puissant : sur une durée de 20 ans, on estime que le méthane a un potentiel de réchauffement 80 fois supérieur au dioxyde de carbone (CO2). Après les fuites des activités gazières et le méthane émis par l'agriculture (en particulier dans les rizières et l'élevage bovin), la fermentation des déchets est en effet une source importante d'émissions de méthane dans le monde.

Dans les pays matures comme la France ou le Royaume-Uni, Veolia parvient, par son expertise technique, à capter jusqu’à plus de 85 % du méthane. Ce taux de captage représente le maximum possible sachant que la couverture des cellules des décharges oxyde déjà 10% du méthane CH4 en CO2. L’Union européenne a pris des mesures réglementaires favorables au captage des gaz de fermentation et à l’aide à la valorisation du biogaz par des tarifs avantageux de rachat d'électricité, ainsi que pour limiter l’enfouissement des déchets organiques (qui sont à l'origine de la fermentation). D'autres pays ont légiféré, certains comme en Amérique latine, ont bénéficié des crédits carbone du protocole de Kyoto, à travers les Mécanismes de Développement Propre, pour financer le coût d'investissement et d'exploitation des installations de captage et de valorisation du biogaz.

En l'état actuel des techniques et des investissements consentis par les collectivités pour la gestion de leurs déchets, certains sites exploités par Veolia ne disposent pas encore de dispositif de captage du méthane, en particulier en Amérique Latine et Asie. D'ici 2020, Veolia s'est donc fixé pour objectif d'atteindre un taux de captage moyen supérieur à 60 % au niveau mondial.

Quand cela est possible, Veolia développe des solutions d’économie circulaire permettant de réduire les tonnages de déchets partant en enfouissement.

 

QUESTION DE