Veolia s’associe à la Food Initiative de la Fondation Ellen MacArthur, pour refonder le système agroalimentaire mondial

La Fondation Ellen MacArthur lance aujourd’hui au Eat Food Forum de Stockholm (Suède) une nouvelle initiative qui vise à redéfinir le système agroalimentaire mondial. Cette initiative, à laquelle s’associe Veolia, réunit grandes villes et multinationales afin d’élaborer des solutions d’économie circulaire pour lutter contre les dérèglements climatiques, les problèmes de santé et de pollution, et la perte de biodiversité, associés au système alimentaire actuel. Durant 3 ans, Londres, New York et São Paulo seront les démonstrateurs à taille réelle de cette refonte de la chaîne alimentaire locale.  

 

La Food Initiative de la Fondation Ellen MacArthur : des solutions circulaires pour une alimentation responsable

La production alimentaire est responsable de près du quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Et une fertilisation mal gérée amplifie les pollutions de l'air, des sols et de l'eau. L’initiative de la Fondation Ellen MacArthur est pionnière : des solutions d’économie circulaire seront déployées grâce à la coopération des grandes villes et des multinationales, selon les préconisations du rapport « Cities et économie circulaire pour l’alimentation »*. Ces solutions reposent sur trois principes :

  1. Produire des aliments de manière régénérative, et localement quand cela est possible, afin de restaurer la qualité de l’environnement au lieu de le dégrader ;

  2. Tirer le maximum des produits alimentaires, en cultivant et transformant les aliments dans une boucle circulaire et en utilisant les sous-produits et les matières organiques pour améliorer la santé des sols ;

  3. Produire et commercialiser des produits plus sains sur le plan nutritionnel et plus durables.


Cette initiative vise deux objectifs : réduire les émissions de CO2 de 4,3 milliards de tonnes par an (l’équivalent d’un milliard de voitures !), et améliorer la santé et les sols en préservant 15 millions d’hectares de terres agricoles par an. Elle permettra à l’économie mondiale d’économiser 700 milliards US$.

 

*rapport publié lors du Forum économique mondial de Davos en janvier 2019

En unissant leurs forces, les villes, leurs habitants et les entreprises peuvent transformer le système alimentaire mondial. (...) Il s’agit de s'attaquer à la crise climatique, de restaurer la biodiversité, d’améliorer la santé humaine en créant une nouvelle économie qui rétablit un lien entre les personnes, les lieux et leur système alimentaire.
Clémentine Schouteden
responsable du projet au sein de la fondation Ellen MacArthur
Nous pourrons engager les entreprises, les consommateurs et les autres parties prenantes de Londres à relever les défis alimentaires auxquels nous sommes confrontés.
Wayne Hubbard
président du London Waste and Recycling Board
Nous voulons garantir des aliments de qualité à tous les citoyens de São Paulo et renforcer nos politiques de développement durable. La ville de São Paulo est convaincue que l’économie circulaire est une alternative aux déchets et à la pollution du système alimentaire actuel.
Bruno Covas
maire de Sāo Paulo City
Antoine Frérot, Président-directeur général de Veolia
D’ici 2040, nourrir 9 milliards de personnes dans le monde sera l’un de nos plus grands défis. Nous pouvons créer un meilleur système alimentaire grâce à une meilleure utilisation des ressources. Cela nécessite de passer à une économie circulaire, en particulier dans les villes, où 80% de la nourriture sera consommée en 2050. Transformer les déchets organiques en compost, engrais ou bioénergie sont des solutions circulaires qui peuvent être mises à l'échelle dès aujourd'hui.
Antoine Frérot
PDG de Veolia

 

Veolia, partenaire de l’initiative, expérimente déjà des solutions innovantes

A travers ses métiers historiques de gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie, Veolia développe déjà  de nombreuses initiatives et expérimentations qui permettent d’utiliser les ressources plus efficacement et d’améliorer la productivité des terres, sans recours aux engrais chimiques :

> Le Groupe produit des engrais et fertilisants alternatifs au « tout chimique », à partir de déchets organiques, de boues d’épuration ou d’effluents industriels.

> Pour préserver la ressource en eau, Veolia développe partout dans le monde des solutions d’irrigation reposant sur le recyclage des eaux usées.  

> Parallèlement à ces solutions liées à ses activités traditionnelles, le Groupe s’intéresse à de nouveaux domaines d’expérimentation :

  • En France, à Lille, un projet pilote de micro-maraîchage urbain bio-intensif produit 420 variétés différentes de fruits et légumes sur une petite parcelle de terre, selon les principes de la permaculture, reposant sur la microbiologie du sol et un écosystème propice à la biodiversité.   

  • Avec le projet Villes Fertiles by Veolia, le Groupe conçoit de nouveaux systèmes de production agricole, intensifs et qualitatifs, en environnement urbain et péri-urbain : l’aquaponie, associant aquaculture et hydroponie, construit des modèles de circularité entre la gestion de l’énergie, de l’irrigation et de la fertilité. En Australie, l’installation de stockage de déchets de Woodlawn, à 250 km de Sydney, produit du biogaz, utilisé pour générer de l’électricité et alimenter quelques 2 500 habitations : l’excès de chaleur issue des générateurs est utilisé pour chauffer un élevage de poissons à 28° qui produit 2,5 tonnes de Barramundi par an.

  • L’entomoculture : le Groupe développe des partenariats innovants avec des start-ups afin de mettre en place de nouveaux modèles d’économie circulaire, associant solution d’assainissement et élevage de larves de mouches à partir des déchets. Celles-ci sont valorisées sous la forme de protéines, destinées à l’élevage de poissons ou de volailles, ou d’engrais pour l’agriculture locale, constituant une alternative aux engrais chimiques : au Kenya, par exemple, dans un bidonville de Nairobi (partenariat avec la Toilet Board Coalition), ou en France et en Malaisie, où le Groupe est partenaire de deux startups spécialisées en entomoculture - Mutatec et Entofood.